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Elina Virtuosa dAuber
Amante séparée quoiqu'inséparable
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Date d'inscription : 27/06/2010
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Localisation : Là où je peux vivre.

MessageSujet: Re: Vos romans...   Dim 13 Nov - 8:45

Il est plus simple de dire « je reste » et de partir
Que de dire « je te laisse » et de s’y tenir.


Pleure, ma petite, pleure. Je t’observe et j’en ris secrètement. Regarde quelle loque tu deviens. Dépendante de ce que tu appelles sentiment. Dans ta prison de pensées, tu continues à espérer que l’amour existe. Mais tu sais au fond de toi, là où je réside, que tu as tort. Ce n’est qu’une illusion de plus. Moi je le sais. Tu prends cette affection irréelle et stupide pour la réalité, pour ce que vous autres humains avez toujours cru pouvoir définir comme ce qui vous poussait à créer des liens. Ne vois-tu pas, petite fille, combien tu te ruines à vouloir espérer vivre … ?
Non, comme elle te le dit, ce n’est pas fini. Oui ton espoir peut renaître, il est vrai. Oui, toi, tu peux vivre, cette chose propre à ton corps qui fait que tu as cette étincelle en toi pour te permettre de survivre au monde. Vivre et non survivre. Pardonne-moi ces mots abjects. Tu n’es qu’une gamine obnubilée par l’amour que Elle te porte. Sans doute ce que tu veux nommer « désespoir » te saisit-il. Sans doute ton cœur est-il fatigué de battre pour une cause qu’il ne comprend pas. Mais c’est ton lot de stupide et fragile poupée creuse sans souffle de vie. Déjà sur tes raisons tu tangues et vacilles.
Mais la vie continue, dure et compliquée. Tu vois le bout du tunnel ? Tu penses que c’est la fin. Tu veux ta mort ? Très bien. Continues, continues d’espérer en la mort, c’est la seule raison qui gâche une vie.
Tu as dans tes yeux brouillés la lueur de l’espoir. Chut, ne dis rien, laisse ta respiration se calmer. Ouvre les, ces fenêtres éclatantes de bleu et vert, flouées par le liquide salé qui s’en découle. Ta peine a bon goût sur ma langue, sillon cristallin que j’effleure de mes lèvres pour en savourer la moindre note.
Humaine divertissante.

Pleure, oui, pleure. Continue à pleurer tout en lisant ces mots qui, sans qu’Elle le sache, te font larmoyer. Dans le silence de la grande maison, nue sous tes vêtements- autre ornement futile-, tu frissonnes de sentir sur ta nuque mon regard brûlant de rage et d’ironie. Pourquoi. Tu demandes pourquoi. Me demande. Mais lorsque tu te retournes, tu rencontres ton lit défait. Et le mur. Je ne suis pas réelle, sans doute ?
Moi je sais que ta vie se fonde sur le doute. Moi je sais que tu ne survis que dans ton prétendu « amour » … Comme tout les humains. Regarde sur tes murs. Oui, cherche moi, je te caresse les bras du bout de mes doigts sanglants, et tu ne le vois pas … ? Serais-tu morte comme moi ? Cherche, cherche … Et observe. Tu as autour de toi les choses que tu dis « aimer » … Vois-tu avec quel empressement et quelle démesure tu emploies ce verbe illusoire ?
Dans le noir de la pièce, bien qu’il soit le milieu de la journée, tu as froid. Mon souffle s’approche, ma douce et petite poupée. Tu m’as créé et rejeté. Je suis ce qui te fait douter. Je suis ce qui te fait avancer. Le soleil brille dehors et tu recherches l’ombre. La joie est chez Toi et tu pleures. Et Elle, pleures-t-elle aussi ? Je ne sais pas, mais Toi oui.
Mon nom est à Toi. Nomme-moi. Laisse-moi sortir de l’imaginaire pour exister.

Mais non, tu te préfères à pleurer. Le clocher sonne, tu lui ordonnes de se taire. Seuls tes sanglots rythment ta vie. Âme déchue, tu oscilles au dessus du vide de ton cœur. Elle reste.
Je t’embrasse, et un frisson de plus s’empare de toi. Tu ne sens qu’une caresse de vent sur ton cou dénudé. Treize ans et déjà ennuyée par la vie … Vous vous relèverez. Dans ce monde on vous dirait destinées. Mais moi je sais, ma futile et inutile petite poupée, que vos âmes tristes et désespérées sont liées.


Araël L.

_________________
J'ai envie de te voir
Et cracher sur la gloire ....


Espérons que votre talent soit à la hauteur de votre prétention ...

Je suis assise sur votre honneur
Et vos valeurs
Que je méprise.

Je m'avoue vaincue par le goût du pouvoir
Parvenue en haut sans m'élever ...


Je suis musicien, madame, pas magicien.
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