Plume de glace

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 Vos romans...

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Elina Virtuosa dAuber
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MessageSujet: Re: Vos romans...   Sam 8 Jan - 23:19

Les temps que nous vivons sont étranges, faits de rejets et de mystères, de mensonges et de copies. Banales copies et clones, tous identiques. Le temps des faux-semblants et des masques.
Je ne vois pourtant rien dans ce monde de plus déplorable que vos jugements. Vous nous remettez en cause, nous interdisez tout sous prétexte d'une "différence" marquée par un physique, un accent, ou même un vêtement.

On devait être égaux.
On fait tout pour mettre la distance entre les différences. On se réfugie dans le conformisme pour oublier la personnalité.
Et même au sein d'un groupe de clones, il y a un dirigeant.
Souvent, ce sont ceux dits "gagnants" qui commandent dans ce groupe. Gagnants de par leur beauté, leurs vêtements.
Et puis il y a ceux qui tentent de suivre cette mode. De cacher cette différence qu'ils abhorrent.

Et les autres ?
Ceux qui affirment qui ils sont ?
Ils sont " persécutés", rejetés. Oubliés.
Leurs noms prononcés avec dégout. Leurs attitudes tournées en dérisions.
Et ils disparaissent. Peu à peu.
Mais ils sont ensemble.
Et se mettent à se ressembler.
Copies.

Tout est donc copie ?
En voulant être différente, je m'écarte donc d'être un jour acceptée par eux ?
Je reste à l'écart de leurs groupes.
Je vis une différence.
Je me désire unique. Et pourtant, chaque phrase me blesse. M'enfonce un pic glacé dans le cœur.

L'avant de la scène, avec les copies en plastique, ne m'intéresse pas.
Éternellement ombre, seule ?
Peut-être ...


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J'ai envie de te voir
Et cracher sur la gloire ....


Espérons que votre talent soit à la hauteur de votre prétention ...

Je suis assise sur votre honneur
Et vos valeurs
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Je m'avoue vaincue par le goût du pouvoir
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Louve
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MessageSujet: Re: Vos romans...   Dim 9 Jan - 3:39

...Je dis rien. Mais les pics dans le coeur, ça fait mal. Vraiment. Parfois trop.

"-Pourquoi on rejette tous ceux qui savent penser?
Réfléchis.
Parce qu'en se démarquant d'un mode de pensée mouton, ils signent leur mise à l'écart immédiate, pour "différence"
Ils deviennent des marginaux.
-Eh bien Je suis fière d'avoir une marginale pour amie.
-Moi aussi Loise. Moi aussi."





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Elina Virtuosa dAuber
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MessageSujet: Re: Vos romans...   Sam 22 Jan - 8:58

3 portes. Une de flamme.
Une de lianes.
Une de métal.
Elle sait qu'elle doit choisir. Et que ....




" Mathilde ! Tu te grouilles, oui ?! "

L'interpellée sort de se rêverie, relève la tête. 12 ans déjà, 13 dans peu de temps. Une feuille double face à elle, 3 à ses cotés. Toutes couvertes d'une écriture bleu outremer.
Elle sourit, de ce sourire triste que la hante tout le temps.
De lourds cheveux châtains qui tombent en rideau devant son visage, parsemés ça et là de quelques mèches blondes. Un corps déjà dépassant de la chaise, emplissant l'espace.
Étouffant ses rêves. Une bouche rose pâle, presque blanche. Une paire de lunettes sur son nez, cachant des yeux ... Verts. Bleus. Violets. Variant.

" Grouille-toi ! Sinon ...
_ Oui, je sais, la coupe-t-elle, la Tépavnu va nous coller un mot au cul ... "

La jeune fille, grande blonde aux yeux d'acier, lui sourit. Tout les séparent, si ce n'est une haine partagée pour Elle.
Leur démon.
Une sadique. Une pute. Une ...
Ange sous laquelle se cache un diable. Ses yeux d'ambre, pourtant, reflète des flammes rousses lorsqu'ils se posent sur les deux comparses. Elles se haïssent mutuellement, criant sous les yeux de tous leur différence.
Princesse jusqu'au bout des ongles, l'éternelle rêveuse de mondes oubliés et l'amie fidèle, accro à la fantaisie de l'imaginaire, ne l'intéresse pas. Elle veut des vraies filles, gloss et paillettes, idiotes et gloussantes.
Pas d'intellectuelles. Ni de marginales.
Elle veut du concret. Du défini. Des Filles. Vraies. Une clique bruyante qui chante tous les jours, délire sur les mecs les plus mignons.

Mathilde la haïssait de toutes ses forces. Plus qu'une haine, c'était une rage pure. Indescriptible.
Une envie de lui faire ravaler ses plaisanteries grossières, ses critiques, ses sourires débiles.
Mais pas encore ...
Elle œuvre dans l'ombre, construisant une défaite. Qui propulsera son amie Mélissandre sur le devant de la scène. Mais pas elle. Mathilde restera toujours dans l'ombre ...
Des mots. Promesses. Peut-être trahies plus tard.
Mais infinies pour le moment.


J'voulais raconter ma life mieux que sur fessecroûte :fou:

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MessageSujet: Re: Vos romans...   Sam 22 Jan - 9:57

Les corps tombent, sous ma lame.
Amis, parents, courtisans, pas de différence.
Rage de tuer ceux qui lui sont chers.
Je lui en veut.
Trop.

Prince de mon cul, corrompu, menteur sur ta vie.
Sale petit con.
Je le savais pourtant, je le savais !
A m'attaquer à Lui, je risquais tout.
Il m'a ôté ce que j'avais de plus cher au monde.
Pris mes souvenirs d'Elle.

Mais l'amour ne pouvait se résoudre à m'effacer l'éclatante perfection de ma belle. Ses yeux de jade, son sourire parfait ...
Et son nom.
Unique.
A jamais gravé en ma mémoire.
Un nom aux parfums anciens, aux accents démodés.
Un nom illustre.

Elle m'attend, là-haut, telle une fragile princesse dans sa tour.
Cloîtrée. De peur.
Elle ne sait pas que c'est moi qui massacre sa famille.
Tue ses amis.
Renverse le pouvoir que ses parents ont mis si longtemps à rétablir.

Les larmes se brisent sur le sol, les âmes partent, et j'avance.
Le sang couvre ma tenue.
Je retire ma lame du corps d'un garde. Le flot écarlate forme un ruisseau qui dégouline longtemps. Sur les marches blanches du palais.
Mes cheveux roux sont éclaboussés de perles de sang. Mon visage également. Deux yeux gris acier, brillants d'une rage et d'amour.
D'un geste de la main, ma tenue cède la place à une tunique brodée d'or, un pantalon brodé également.
Mes chausses se lavent, et je grimpe les marches.

Déjà, son parfum me tourne la tête, flottant autour de moi. Un parfum presque ... Mystique.
Il est elle.
Tout comme ses yeux reflètent sa larme.
Je pousse sa porte.
Elle est là. Nue, sur son lit.
Mon cœur fait un bond dans ma poitrine.
Elle a peur. Pourtant elle m'attend.
Et doucement, je l'appelle
" Tita .. "

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MessageSujet: Re: Vos romans...   Dim 23 Jan - 0:14

Razz Moi je suis Ptdr même si c'est pas drôle, parce que y'a une certaine Louve dans ma tête qui est jalouzeuh.

*Se fait taper par Louve*

Même pas vrai d'abord *Louve boude*

*Moi Ptdr*

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MessageSujet: Re: Vos romans...   Ven 28 Jan - 0:16

Cela faisait 3 jours.
De peur, de froid. Et de sang. De hurlements stridents.
Tapie dans l'ombre d'une ex-maison, je retiens ma respiration.

Les cons ont ouvert la porte, au moment où la Horde est entrée.
Je me souviens des pas des Soldats. Des rebelles de la Plaine luttant. Contre eux.
Contre ces foutus cadavres qu'ils ont, par fainéantise, oubliés chez eux.
Laissés à pourrir dans leurs tentes.
" hommage, disaient-ils, dernier hommage" MON CUUUUL !

C'étaient des suicidaires, voulant prouver qu'ils n'avaient pas peur.
La mort est idiote, pourtant ici, elle se venge.
L'on a voulu maintes fois me pendre.
Maintes fois me brûler.

Et l'on m'a bannie. Pourquoi ?
Pour me prouver que je n'ai pas ma place dans cette ville.
Voila.
J'ai tué le maire. Qui était déjà mort. Et l'on m'a arrachée à mon sommeil. Violée jusque dans mes rêves.
Piétiné ma tente.
Et abandonnée en plein milieu de l'outremonde. Ce désert si taciturne, réserve de cadavres pourrissants, fournisseurs de Hordes.
Ennemi qui m'engloutira rapidement, si je ne peux survivre.
J'explore en vain ce désert ?
Non, je trace une route.
Je l'ai déja parcouru, longtemps. Trop longtemps ?
Ou bien ...

Et je suis terrée dans cette cave.
Vestige d'une archaïque maison extra-terrestre.
Qui eux aussi ont péri lors du Premier Assaut.

J'entends dans les pièces au dessus de moi les pas, lourds et trainants, des zonzons. Surnom affectif que nous donnons aux membres des Hordes.
Aux zombies de l'outremonde.
Dévoreurs d'hommes.
Briseurs de rêve.
Tueurs de monde.
Une odeur de charogne pourrie se glisse à mes narines. Derrière moi ...
Des crocs jaunes.
Dernière vision.





NE JAMAIS ECRIRE DE TEXTES QUAND :

1 on joue à Hordes
2 on a la gastro


Ce texte appartient à la Twinoïde50g, merci :fou:

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MessageSujet: Re: Vos romans...   Ven 25 Fév - 0:33

C'est tiré de quel film ta bann' Eli ?
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Louve
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MessageSujet: Re: Vos romans...   Ven 25 Fév - 1:29

Laughing Un film avec Romain Duris en tout cas^^ (MOI JE SAIS-EUH^^)

Rolling Eyes C'est Jitra qui te file son inspiration?

affraid Moi je veux pas vivre dans ce futur, hein, ciao Bye bye, je rentre pour Toujo
urs.

Twisted Evil M'enfin la guerre des préjugés sauvera PEUT ETRE le monde ** ** ** ** **


*Est shootée et retourne se coucher*


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Vos romans...   Lun 7 Mar - 10:51

Molière :fan:

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Louve
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MessageSujet: Re: Vos romans...   Mar 8 Mar - 10:16

Bonjour Masse,

Dois-je te dire "tu" ou "vous"? Dois je individualiser chacun des individus qui se terrent dans un lieu où ils vivent sans crainte de l'individualité, puisqu'ils sont un? Non. je vous laisse vous perdre, on me dit souvent que je suis égoïste, là. J'assume, je vous laisse dans votre merdier puant l'un, le moule.
Masse, j'ai envie de te dire merde. Comme je l'ai fait inconsciemment, sans comprendre, il y a si longtemps, ce jour où, toute enfant encore, j'ai choisie (ou pas, m'as tu laissé le choix?) d'être rejetée toute mon enfance, sans comprendre cette exclusion, ces rires, ces moqueries, une enfant si petite déjà, sais qu'elle est rejetée, oh oui, ne te fais pas de souci, j'ai vu, j'ai su ce que c'était d'être seule. sans amie, littéralement. Tu m'as volé ces jeux de môme dont j'avais tant besoin pour être, tu m'as arraché à coup de pioche l'espoir de ne plus jouer seule dans mon coin à la récré, tu m'as forgée à l'individualité, dans le métal de ta cruauté indigne. Même moi j'ai souffert.
SAIS TU MASSE QUE JE NE SAVAIS PAS CE QU'ETAIT UN AMI?
...
....
NOn. Je me tais. Je ne dois pas m'énerver. Ne pas être triste. Tu le sais mieux qui quiconque, que je souffre de ça. Mais tu t'en fout! je sais bien que je suis du bon côté, de celui qui refuse ton moule, je suis de ceux qui réfute ton droit d'exclusion, qui réfute ton droit d'Être.
Tu n'es qu'une molécule, composé d'atomes. La molécule Masse, d'atomes IM, pour une Masse, un atome d'individu, un atome de moule. Tu as là tes sujets. Nous, les autres, nous sommes des molécules isolée, formées d'atome uniques, propre à chacun. Dont deux commun à tout les rejetés, un atome d'individu, et un atome de déni. ID, quelle drôle de coïncidence, des idées, ce que nous avons dans la tête.
Ce n'est que suppositions et images bien sur, n'aie crainte. Nous pourrions être des ED des éternels diffèrent, car cette différence nous offre l'éternité, voilà masse.
Que veux tu de plus? Je t'ai donné ma douleur, ma souffrance. Parfois encore, j'ai envie de de me fondre en toi, accepter de ne plus être, et d'avoir. Pour...oh c'est ridicule je sais bien, tellement superficiel, sentir le regard d'un garçon sur moi, un regard brillant d'autre chose que d'ironie, mon pain quotidien, j'aimerais tant. Mais cette différence que des l'enfance tu m'as imposée m'a brulée, plus que nulle flamme, nulle chandelle, et je suis incompatible à vie, avec ton essence de commun et d'exactitude. je te hais, mais j'envie la facilité qui vous anime. (Oui, je vous fais miroiter une dernière fois que vous êtes des êtres uniques perdu dans une chose infernale, une facilité attristante) Voilà.
Vous m'offrez souffrance et douleur, moi j'essaye de vivre avec vous qui me hantez. Ma vie j'ai mal. Mais je te dois un merci, sans toi, je ne serais pas là. Je serais un autre de tes moutons idiots, et mes rêves seraient des cauchemars sans avenir. Mais je suis une lame forgée à l'individualité et à la différence, mon métal fondu dans ton feu de haine, ô combien injustifiée, dirigée contre l'enfant que j'étais. Ne l'oublie jamais Masse, Tu m'as fais ignorer le sens du mot "ami" et rencontrer trop tôt celui "souffrance". Cela encore me donne la force, impulsive, instinctive, de me battre contre toi. Toujours. Même si je me demande encore si un jour, de ton jeu sans scrupule, victime, je cesserais d'être, et peut être un jour, sentir ces regards que je sens peser sur mes amies, (que je jalouse secrètement, qu'ont elles de plus? Dis le moi, j'en assez d'avoir peur.) se poser sur moi.

VA TE FAIRE FOUTRE LA MASSE ET COMPTE PAS SUR MOI POUR T'EN SORTIR!!!




ça soulage.

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MessageSujet: Re: Vos romans...   Mar 8 Mar - 22:49

Au risque de faire un truc qui va te mettre hors de toi, je vais dire ...


Mmh. #hochement de tête approbateur#

( Ça choque, hein ^^ )

" T'écris quooiiiiiiiii ? T'en a pas maaaaaaarreeeee ? "
Tandis que ces répliques sortent de la bouche de Gabrielle, elle ...

Non, moi. Pas Elle. Moi.
J'écris. Imperturbable.
Elle se penche, m'arrache le cahier des mains.
Elle sait que la documentaliste ne lui dira rien. Anne-Louise est trop occupée à Facebook pour ça. Oui, elle ne nous surveille pas, encore moins Gabie.
Chouchoute.

Elle lit trois mots et abandonne. Peur du ridicule de ne pas comprendre.
La page est couverte de mon écriture illisible.
Pourquoi, alors que je me plait à offrir aux profs des rédactions d'une calligraphie impeccable, mes rêves, mots qui se posent sur le papier pour tenter de transcrire la vérité, se serrent-ils autant, cassent-ils l'image des mots ronds, pleins, aux formes douces que chacun se doit d'avoir au collège ?
Car ils ne sont pas les mots du collège.
Je me réfugie avec bonheur en ces pages sans saut de ligne, alinéa ou paragraphe.
Les ratures gribouillées, herbes hautes qui cachent une imperfection que je réutiliserai trois lignes plus tard, bulles des "i" qui sont mes nuages, angles des "n" qui dissimulent mon esprit. Je suis à mes textes.

" Mais c'est pas normal, elle est morte dès le début, ta meuf ! Il peut pas y avoir d'histoire ! "
( Perspicace, la gabie, perspicace. Mais je ne te répondrais pas. Au fond, tu aimes dialoguer avec toi-même. Continue, petite folle ... )
" Et puis c'est quoi ce terme pourrave, là : La LAME. On est plus au XXX ème siècle avant Jésus-Christ, faut avancer, ma vieille ! Maintenant on flingue avec un bazooka et on en parle plus ! "
( Mais oui, mais oui ... )
" Elina .... Nan mais je sais pas où tu va chercher tes prénoms ! Antonio, Wolfgang, et là ce machin, Ill ... Illom .. "
( Illimière, petite, Illimière ... )
" bref un truc imprononçable venu de chez les Néandertals . Et puis arrête un peu avec tes livres ! Chaque fois qu"on vient ici, tu écris et tu lis un gros pavé de cent pages. "
( Finis le premier Twilight et on reparlera de pavés, tu veux ? )
" Jeanne avait raison ... "
( Bon dieu nan, pas Jeanne, par pitié ! )
" T'es vraiment bizarre. "

Sur ce elle tourne les talons et part chialer. Comme un môme à qui l'on aurait enlevé son jouet. la simple évocation de Jeanne ( déesse des emmerdes ), sa Bestaaaaah, Sistaaaaaa, tous les trucs en - aaaaaaa que vous voulez, cette grosse gosse pourrie gâtée la fait pleurer à chaque fois qu'elle lui parle.
Elle ne sait pas ce que je prépare.
Pourrir sa réputation.
Gabie est connue de tout le collège. Et j'ai pu me glisser à son oreille.

"Gabrielle ! "
Elle se retourne. Revient s'asseoir à coté.
" Oui ?"

D'un geste je réajuste ma coiffure, queue de cheval foireuse, et j'annonce :
" J'en ai marre.
Tu aimes me dire que je suis bizarre, tant mieux.
Bizarre à ton sens. Je ne te ressemble pas. Je ne suis pas comme toi. J'aime pas les mêmes choses que toi, les mêmes couleurs ... Je n'éclate pas pour un oui ou un non.

J'aime les livres. La littérature. Je n'écris pas pour passer le temps, je ne lis pas pour gagner un concours.
Un sentiment, toujours, guide ma plume. Les autres textes ne sont que mensonges, ceux écrits pour les profs aussi. Cloîtrés dans leurs idées fixes, leurs sujets ne m'intéressent pas.
Tu te crois grande critique, enfant de ce siècle, apte à mieux voir les affreusetés de ce monde.
Tu es rationnelle. Aux rêvasseries dans un bois perdu, tu préfères une expédition avec un guide sur un sentier balisé. Les mystères qui entourent les sujets d'antan ... Le passé ne t'intéresse pas.
Tu veux à tout prix rejoindre l'avenir, quitte à perdre ton présent. Chaque livre possède une part d'inexpliqué. Tu n'aimes pas ça. Tu rejettes ce qui te semble impossible, sans chercher à comprendre.
Si j'invente des mondes où tu ne te retrouve pas, c'est bien car tu n'es pas moi. Il te manque l'amour des mots, le ronronnement d'une syllabe lorsqu'elle se couche enfin sur le papier, les éclairs qui traversent ton esprit en pleine nuit, qui te jettent hors du lit pour te pencher sur ta plume, fenêtres grandes ouvertes car la neige de ton songe a réveillé l'envie de sentir la chaleur de l'été dans ton cou.
Tu ne perçois pas les mots qui sortent de la bouche des gens, n'entend pas le point final aux sonorités de tocsin ou la fière majuscule qui montre la voix, tel un phare vocal. Lorsque l'air s'irise d'un mot joyeux, d'un rire, tu te contente de suivre, sans vraiment comprendre l'air fasciné sur mon visage.
Traite-moi de cinglée, de dingue, d'obsédée mentale par les livres, de marginale, abandonne-moi.
Fais ce que tu veux, mais tu ne comprends pas. J'ai une déception au fond de moi lorsque je te vois écrire tes lettres à ton ... amie. Que tu te congratule en criant au génie pour une phrase bien tournée.
La poésie que tu sens dans tes mots, j'aimerai que, au moins toi, tu la sentes dans tout ton être.
Mais non. Tu écris. Pour un besoin réel, ce cher ami qui te retient quand tu tombes !
Tu as beau écrire ... Tu n'es pas écrivain.
Je ne parle pas du métier, mais bien de celui qui, par sa plume, couche ses sentiments. Fais vivre ses mots dans l'encre, le papier.
Du Il impersonnel au Je qui le caractérise.

_ T'es dingue, c'est bien ce que je pensais. "

Elle part en courant. La cloche vient de sonner. Mot d'appel à sortir. Un mot unique.

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MessageSujet: Re: Vos romans...   Mer 9 Mar - 23:02

Et puis le temps passe, sans nulle altération de l'instant, comme une brise, un souffle infatigable qui balaye et pousse. Comme un fard servant à masquer les redoutables imperfections du présent. On dit qu'il pousse de l'avant et panse les plaies du cœur. Moi je n'y crois pas, mes plaies sont toujours là. Béantes, et je regarde en arrière, m'efforce de trouver une prise à crocheter pour surtout ne pas avancer. Les gens me l'on dit: Arrête de vivre au passé. Mais ce qu'il n'ont pas compris c'est que je ne vis pas au passé. Le temps me fait peur, oui, parce qu'il pousse les autres vers une décadence que j'abhorre. Les voyez-vous, ces stupides moutons, se jeter dans la gueule ouverte de la technologie? Se perdre en s'offrant à tout le monde? Voir l'avenir comme une renaissance? Regardez-les, tellement cons, à se droguer, comme si cette drogue pouvait voiler à leurs yeux la vérité morbide de l'avenir! Tant sont-ils abrutis par leurs stupides idées de perfection. De mode. Le futur des moutons, celui qu'ils veulent révolutionnaire et insultant pour tout ceux qu'ils jugent ignares, se résume à un simple: "Demain j'me cuite, je m'achète un jean et j'essaye de pécho ce mec trop craquant! Eh tu l'as vu ils ressemble à Robert Pattiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinson". Parce que pour eux, l'avenir c'est juste demain, ils ne voient pas le "dans 40ans plus de pétrole", ils se bourrent de Mc do', et dans un monde qu'ils ignorent pour ne pas se dire "Je bouge mon cul et j'agis" des gens meurent de faim. C'est si simple et tentant de se dire qu'un autre le fera à ta place. En attendant, ils se branlent et se disent "plus tard". Voilà l'avenir aujourd'hui. Le temps réduit à demain. Et demain un jean.
Et moi dans tout ça? Suis-je si différente de ce que je dénonce? Je l'espère sincèrement, mais je ne puis juger de cela.Il est facile de dire que je suis consciente de tout. mais que fais-je pour y changer? J'écris, j'aligne les mots. Et c'est tout. Pour moi bien sur c'est beaucoup plus, mais à votre échelle, rien du tout. Je pense aussi... Ça ne change rien. Je peux bien dire que les moutons disent "demain je m'achete un jean", moi aussi je le dis des fois... Moi aussi j'ai un portable, des amies qui rient pour rien. Moi aussi je mange au Mc Do', et pour autant, est ce que j'agis pour aider ceux qui sont en manque de nourriture et en mourrant demain? Non bien sur. Alors au fond... Je devrais fermer ma gueule.
Moi je sais bien que je vis au subjonctif. Et que ce n'est qu'un texte de plus. Sans importance.

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Louve
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MessageSujet: Re: Vos romans...   Mer 9 Mar - 23:29

Trouve l'instant.
Qui es-tu vraiment?

J'ai peur. J'ai peur. C'est incontrôlable. Mon cœur perd le rythme.
Peur.
Dis moi c'est quoi l'amour?
Je suis amoureuse.
Ah bon?
Un garçon.
Ils te haïssent.
Je ne suis rien.
Peur.
Peur.
Serais-je un jour?
Si peur de n'être jamais aimée.
C'est trop tôt.
J'ai peur du temps.
Trouve l'instant.
Un jour ou jamais?
Ça me hante.
Je suis laide.
Pourquoi?
Mal d'être rejetée.
Faut pas rêver.
Peur.
Peur. peur. Instinctive.
Douleur.
Encore toi la Masse?
Peur. Mais je te hait....

Non, ce n'est pas de l'impatience morbide. c'est l'angoisse réelle. Obstinée. La peur mordante, qui me noue le ventre. Irraisonnée. Inexplicable. Et, putain, qu'est ce que ça fait mal.
Attend me dit-on.
J'en ai assez, de scruter ces jours vides, de vivre là où l'on me fait de la place, assez de manquer de sourire. Assez d'avoir mal...
Vous vous en foutez. Je sais. Mais l'écrire ancre mieux la peur, et la rend moins obstruante.
Si elle se fige sur le papier, elle voilera moins mes pensées.
...
...
Vous me voyez. Oui j'ai l'air de rire. depuis le temps, je sais cacher des choses sous mon sourire. Beaucoup.
Et ma vie qui tangue.
Fragile esquif.
Fend les flots, évite les tempêtes. Peu de choses somme toute.
Alors, simple demande, abstiens toi de couler.
Je suis à ton bord.


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MessageSujet: Re: Vos romans...   Jeu 10 Mar - 3:26

Là. Elle ne vois plus rien. C'est dit, c'est fait. Il est trop tard. Un noir, si c'est du noir-comment nomme-t-on le....voile qui drape nos pensées et nous aveugle? Il n'a pas de couleur. Il est ténèbres- obstrue son esprit. La douleur l'étouffe, un peu plus chaque jour. Elle s'oublie. Son être s'étiole, ce n'est pas flagrant, mais elle laisse derrière elle un lambeau de noirceur et de cauchemars. Peu à peu, elle perd son essence vitale, peu à peu, elle oublie de vivre. Comme l'on a oublié qu'elle vivait. On l'a rejetée, dénigrée. Elle souffre tant dans son coin d'exil. Elle brûle de vibrer pareillement à tout les autres. Mais non. Pour elle, guère plus de rêves. Quand elle se réveille, au beau milieu de la nuit, en sueur, les pupilles dilatées par l'horreur de ses cauchemars les plus sombres, elle n'a plus de voix pour hurler. On ne l'entend plus. Ses larmes qui inondent les draps, on ne les voit pas. Alors, pour ne pas perdre totalement ce combat, ses yeux sont devenus des êtres vivants à part entière, ils brillent tant et tant, ça ne la fatigue pas, ça ne la brise pas autant que le reste. Ses yeux sont devenus l'unique porte sur son intérieur. Son corps, lui, se décharne de jour en jour. Elle ne voit plus. On ne la voit plus. C'est ainsi. Sa perception du monde alentour, se réduit à l'endroit où se posera son prochain pas. Elle a oublié de penser à l'avenir. Ses gestes sont raides, dépourvus d'âme. Comme elle a mal des qu'elle bouge. Elle prie pour qu'on ne la force pas à bouger encore. Ses pieds pèsent une tonne. Elle n'ouvre plus la bouche. Ne fait plus rien. Seuls restent ses yeux. Elle voit tout la malheureuse. Pour rajouter encore une couche à son malheur. Elle se dit que c'est injuste, du moins on suppose qu'elle le dirait si elle pensait encore. Comme ses yeux brillent. Veulent-ils dire quelque chose, parler? Où elle vit, elle ne sait pas. Juste, qu'il y a un miroir. Un miroir. Où elle ne se voit plus.
Elle est entrée dans la cellule, grise et exigüe. Des dalles de pierres sombres, et sales, à la froideur imposante sous ses pieds. Des murs de chaux blanche, où avant elle, l'on a gravé des mots, des noms sans fin. Sans sens. Un lit, Ô summum du confort, en fer forgé, paré d'un matelas couleur crasse, sur lequel trône une mince couverture. A cet instant, elle sait qu'elle aura froid. Très froid. Un petit buffet de bois rongé par le temps est le seul autre meuble. Pas de chaises. Ni de table. Une cuvette de porcelaine émaillée, surement, ornée, autrefois, d'un bouquet de lilas roses comme le laisse apercevoir la peinture écaillée. Emplie d'eau glaciale. Déjà elle sait qu'elle restera cloîtrée ici, tout le temps qui lui reste à vivre. C'est son instinct qui le lui dit. Elle se résigne. Avant elle aurait crié, tempêté. Plus maintenant. Sa première nuit est un calvaire, et elle se doute que les prochaines ne changeront pas la donne. Au petit matin, qu'elle aperçoit rayonnant derrière la fenêtre minuscule qui perce le mur Est de la chambre, la cuvette est remplie d'une eau à la pureté douteuse, et un linge blanc est posé par terre. pour sa toilette suppose-t--elle. Elle le ramasse, et le plonge dans l'eau. Scrupuleusement elle nettoie chaque parcelle de son corps. Lorsqu'elle renfile sa robe de lin grège aux multiples taches, ses doigts tremblent et sont bleuis par la morsure glaciale de l'eau. Le tissus grossier glisse sur sa silhouette fine. la robe est trop grande. et l'angoisse la prend soudain, elle panique dans sa tête, sa résignation flanche, toute sa vie dans ce trou gelé et sale? Le même quotidien, l'exactitude de chaque jour? Impossible, elle ne survivra pas. La peur voile ses idées. Elle fait des aller retour dans la pièce. Un bruit de pas résonne dehors, dans le couloir humide qu'elle a traversé hier. Une clé tourne dans la lourde serrure. Un homme, pauvre au vu de sa mise, porte une écuelle à la main, ainsi qu'un broc d'eau. Elle se précipite vers lui, et lui arrache l'écuelle des mains. Affamée, elle engloutit la pauvre bouille, grouillante de vers qui sera son seul repas de la journée. Elle a trop faim pour le faire durer, et puis elle aurait le temps de réfléchir, de voir remuer les minuscules corps blanchâtres dans sa pitance. L'homme, sans bruit a déposé le broc à terre, et refermé la porte à clef. Le reste de la journée passe. Sans rien de plus. Quelques mois plus tard, a moins que ce ne soit des semaines, elle n'en sait rien, elle a perdu le courts du temps, son geôlier a changé. Le nouveau est un porc immonde, qui profite et abuse d'elle à chaque fois qu'il en ressent le besoin. Parfois elle entend des voix qui chuchote derrière la porte. Elle, ne parle plus. Au début, chaque jour, elle se récitait des vers, tentait de se rappeler des contes que l'on lui racontait, faisait tinter son rire, juste pour ne pas oublier de savoir rire. Mais maintenant qu'elle a abandonné tout espoir, elle se tait. Tout juste si quelques grognements de douleur lui échappent quand son bourreau décide d'entrer. Et c'est tout. Elle a perdu le goût, l'espoir. Et puis ils ont ajouté ce miroir. Cet instrument de torture qui la fixe jour et nuit. Au début, elle se voit dedans, avec une lame sanglante et des mains écarlate. mais elle se voit. L'image l'empêche de dormir la nuit. Elle repense à sa vie d'autrefois, à Tonin et tout les autres. Quand elle était pirate. Au jour où celui là même qui disait l'aimer l'avait trahie. Quand ils l'avaient ramenée en France. Loin de l'Amérique. Et puis après, quand même l'image du miroir ne parvenait à lui éveiller les souvenirs, elle se regardait moins souvent, et la lassitude noyait sa peur. Un jour elle ne se vit plus. Plus rien. Elle pouvait poser sa main sur la glace, rien n'y faisait. Elle n'existait pas. Elle s'était crue oubliée dans sa cellule. Et ses yeux devenus elle. Son être décharnée. Plus de pensées. Rien. Le vide seulement. Et ils changèrent de geôlier. Sans que cela ne lui fisse quoi que ce soit. Vide.
Presque morte. Morte dans sa tête. Vivante dans ses yeux. On l'emmena sur la place. Elle vit la corde se balancer sous ses yeux. Ses yeux univers. Elle entendit celui qui l'avait condamnée faire son discours. Et le peuple de l'acclamer. Elle marcha, rouillée, jusqu'au tabouret. On lui passa la corde autour du cou. Et l'homme parla. Pour l'achever.
"C'est aujourd'hui que meurt, celle qui se disait femme corsaire. Et que triomphe l'état!"
Des hourras retentirent. Le bourreau leva le pied. Elle regardait l'homme qui venait de dire d'elle ce qu'elle lui avait pourtant expliqué être faux. Mille fois. Ses yeux se rebellèrent. Vinrent se figer dans ceux du menteur. Elle ouvrit la bouche. Sa voix, rauque de trois ans de silence, résonna comme la fierté. Comme une victoire.
"Je ne suis ni femme, ni corsaire. Je suis pute et je suis pirate."
Le pied du bourreau s'abaisse. Une détonation résonne, un millième de seconde avant que le tabouret cesse de la maintenir en vie. La balle se fige dans sa tempe une seconde avant qu'elle ne perde son honneur. Elle pend, morte. Mais personne n'ignore qu'elle est morte en pirate et pas en traître.

Marianne.

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MessageSujet: Re: Vos romans...   Sam 2 Avr - 3:50

Rédaction

Le fumeur vacille, se raccroche au bouton de la porte. Ses doigts se crispent, se cramponnent au bout de cuivre patiné par l'usage. Il tremble, la douleur se fait reine de son corps percé. Une tache écarlate s'agrandit lentement sur son manteau. On la devine chaude et poisseuse. Le douanier, lassé de cette agitation fébrile sent sa tête se faire lourde, et plonge dans un profond sommeil. Il ne savait pas pour le pavot dans sa soupe du soir, le poison soporifique qui se mêle à son sang et l'endort. L'ivrogne se vide de son sang, mais il n'est pas mort. Pas encore. La porte est la seule chose qui le tient encore debout, malheureusement ses doigts sont couverts de la sueur de sa peur et un à un, glissent doucement. La souffrance devient sa seule perception du monde alentour. La nuit cache aux yeux de la rue le drame qui ensanglante le seuil de la maison.
Et puis, comme si c'était dans l'ordre des choses, après une lutte perdue d'avance, il s'affaisse dans un grognement, étouffé par le sang qui obstrue sa gorge. Son cigare tombe à ses côtés, encore, par on ne sait quel miracle, allumé, la faible lumière attire les yeux du fumeur, il ne la quitte pas, n'ose plus battre des cils. Il la voudrait en lui, la misérable lueur, réchauffant ce qui a été refroidi par le couteau. Mais il n'a plus la force. Il se meurt.
Dans la rue, une ombre furtive se glisse au coin d'une porte. Un son métallique tinte dans la nuit. Il résonne longtemps, tel le sanglots aigu d'une femme qui pleure son aimé. Mais c'est la lame de l'assassin qui vient de tomber, ce dernier s'échappe. Et le douanie dort toujours. Il n'a rien vu, rien entendu. Quand il s'éveillera, peut- être verra-t-il le mince filet de sang qui sillonne la rue. Qui sait?


La premiere redac du brevet Wink
J'en reviens pas que trente ligne sur une copie ça fasse si court sur l'ordi Razz
Brefouille...


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MessageSujet: Re: Vos romans...   Sam 2 Avr - 5:41

ET LES PUTAAAAAAA ? ELLES SONT OU ????!?!!!

*tape Jitra pour se venger*

J'aime le vent doux et tiède qui, tel une caresse, tente de soulever ma chevelure mêlée de brindilles.
J'aime la paix de ce vieil arbre qui grince sous la caresse, et ondule sous mon corps.
J'aime être là, offerte aux murmures des feuilles, aux soupirs des arbres et aux mots de dégoût du soleil.
J'aime sentir le métal froid de mon collier, comme une ultime attache à un rêve totalement illusoire ...
Et l'ivresse de sentir sur ma peau mon jean rapiécé, mon vieux tee-shirt aux couleurs fanées et mes pieds nus sur la branche ...

Mais à quoi bon vivre avec un groupe si c'est mon bonheur ici ?
Hein ?
C'est la vie ?

Je t'emmerde la vie. Ton soleil à la con me déteste, ton monde me repousse et je meurs ...
BORDEL LAISSE MOI !
Pourquoi ce besoin de l'asservir ?
Et voila, pourtant ...
Ta grande gueule s'ouvre.

Non, tu ne dis rien.
Je crache sur tes modes, je reste dans les ombres et les vices de ton soleil, et tes bordels de certitudes ont qu'à aller se faire foutre.

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J'ai envie de te voir
Et cracher sur la gloire ....


Espérons que votre talent soit à la hauteur de votre prétention ...

Je suis assise sur votre honneur
Et vos valeurs
Que je méprise.

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MessageSujet: Re: Vos romans...   Ven 29 Avr - 23:42

Et plic plac.
Tic tac.
La pluie goutte sur le toit. La pendule dans l'angle, régulière, crache ses tic et ses tac dans le vaste bordel qu'est le monde.
Son monde à elle se réduit à une pièce. Et une porte de chêne. Trop lourde pour qu'elle puisse la pousser.
Tapis blanc au sol, couvert de taches d'encre rouge, une plume sanglante à coté et des feuilles.
Tatouées de musiques. Notes qui reflètent une douleur à laquelle elle se donne.
Elle n'a plus de nom. Ne vit pas parce qu'elle ne sait pas.
Le marbre du sol l'attire, promesse de nuit éternelle si elle se jette sur lui. Les murs de boiseries blanches, elle, rechignent à se faire éclabousser de sang et cervelle.
Alors elle compose. Jour et nuit. A même le tapis qui la connait.
Repas apporté dès qu'elle dort.
Le miroir fuit son regard, comme elle l'a si bien dit à son mari ...
Elle ne se reconnait plus. Cheveux de nuit et améthystes dans son regard deviennent terre et cailloux vulgaires.
Sa voix ne l'enchante plus. Grossière, désormais, ses rimes ne sortent plus. Elle se jure vouée à le détester, ce reflet, ce "elle" qu'elle renie.
Fatale hérésie qui la perdra.
Que lui avait-on confié, la dernière fois ? Un an, un mois, deux semaines auparavant ?
"Poupée de porcelaine ... Même pas morte car elle n'a jamais été vivante ...
Rien dans les yeux, regard vide.
Mais ne peut pas mourir ...
BOUGE TOI ELINA ! "



MEMEU QUE APRES BAH ELI ELLE VA BIZOUTER SADOOOO ^^ ( Je parle de EVCDA, pas de Mathilde, hein ^^ )

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MessageSujet: Re: Vos romans...   Dim 1 Mai - 2:52

Cool Mais qui reconnais-je dans le rôle de voix de la raison? (Nan, c'est vrai, Marianne en voix de la raison, j'aurais pu trouver mieux ) Razz

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MessageSujet: Re: Vos romans...   Dim 1 Mai - 6:02

Nan mai quand je dis que May fait faire des cauchemars, c'est vrai ! :fou:

( quoi que la dernière fiancée en date de Sado ... Qui fait dédicacer des partitions à Eli ... )

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MessageSujet: Re: Vos romans...   Dim 1 Mai - 6:24

Bah tiens... les cauchemars de May' Razz

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MessageSujet: Re: Vos romans...   Mer 4 Mai - 8:06

( j'aime bien la précision eli et pas mathilde... Je vois pas du tout pourquoi tu dis ça, amour :p )
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MessageSujet: Re: Vos romans...   Jeu 5 Mai - 7:48

... ...

Pasque Eli est pas fréquentable quand elle traine avec May ? hap :fou:

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MessageSujet: Re: Vos romans...   Ven 6 Mai - 0:13

Mireille Calmel et sa Lady Pirate emmènent loin.... Le bal des Louves fait rêver. :<3:

Et la trilogie Marianne de Juliette Benzoni est... **

(Aucun rapport ni de loin de près avec May') ^^

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MessageSujet: Re: Vos romans...   Lun 16 Mai - 8:13

Aucun, en effet.

Poum.
Oui, Poum.
Dans ce texte, tout débute et se termine par un poum.
Poum du stylo que tu lâches. Poum de ta tête contre le bureau.
Tu te désespères. Une rédac', c'est si dur que ça ?
Si impossible d'écrire ce que signifie la phrase "les mots sont armes." ?
C'est inutile, tu dis ? ...

Ah ouais, t'as raison, tu sais faire des phrases, à quoi cela servirait-il de savoir ce que ca veut dire ? Après tout, tant que tu peux écrire les paroles de tes chansons en embrassant ton petit ami, peu importe que ce soit "danse" ou "dance", "language", que Mazarin ait été le fils de Louis XIV et que Van Gogh se coupe le doigt pour le manger !
Tu ne veux pas entendre. Tu ne veux pas comprendre.
On s'en fout de ses gens morts ! ...

Tu me critiques ? Tu te fous de moi ? Tu dis que j'aime les morts tellement que je va bouder avec ? ...

Vas-y, insulte-moi, venge toi de ce que je t'inflige. Venge-toi de ce que les profs te font subir. Je suis un souffre-douleur.
Je suis ton dico.
Avance, bordel, avance !

Mais non, tu piétines sur place. La bouse qui t'entoure, tu la vois pas et persiste à prendre la mouche qui vole pour un soleil.
Tu t'enfonces ...
"Les mots sont armes ... " Tu ne t'en es toujours pas rendu compte ?
Tes "casses", tes "tailles", tes POWNED, c'est ça ! Exactement !

REMUE TON CUL !

... Waaah, tu chiales. Intéressant.
Quoi ? Je t'ai fait peur ?
Mon ton ? Ma voix ? Ah non, les mots que j'ai employé.
Mais ...
T'as pas encore compris ... Que ce que je te dis, c'est ça, exactement.
Les mots, c'est pas que des trucs inutiles.

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MessageSujet: Re: Vos romans...   Dim 26 Juin - 1:43

Il la déteste.
Il la déteste pour ce qu’elle lui fait.
Il a mal dans son cœur. Il a mal quand il bouge.

Alors il se venge. Incendie ses partitions. Brûle ses vêtements, à Elle qui le laisse.

Il se jette sur les putas qu’il croise, viol et sangs entremêlés pour sa jouissance.
Il rêve d’elle la nuit, rêve qu’enfin il l’étrangle de ses mains, qu’enfin le violet de ses yeux brille pour lui.
Il la veut.
Sa musique grandit. Cherche l’impossible désespoir dans le sourire arrogant du portrait que l’empereur a fait peindre et placer dans le théâtre impérial, à la mémoire de leur bien-aimée commune.

Lui il se damne.

Il n’a plus pour dieu que sa musique, un seul idéal et une seule punition.
Son encre bien vite se teinte de rouge dans la folie qui l’emporte loin de l’amour.

Il devient l’ombre de Joseph II pour être informé des moindres faits et gestes de quiconque dans cet empire. Il assoit son pouvoir dans cette Cour changeante et bariolée, lui se barricadant dans le noir de ses pensées.
En un mot il est désespoir, en une couleur le noir d’une nuit sans lune, et en un regard il vous aspire votre âme.

Eternel amoureux déchu qui vous sommes de le sauver, de lui apprendre à remplacer sa rage par un sentiment étrange qui semble vous habiter, ce perpétuel sourire que vous appelez « joie. »
Mais les jours, les mois passent, et la joie n’est pas là.

Il porte sur ses bras blancs des traces, le sang les a maculés de longues trainées vermeilles qui font comme de splendides et mortels bijoux.
Il a des visions, des couleurs, qui l’assaillent, le font tournoyer, plonger en Enfer.
La nuit ne l’accepte même plus en son sein, car il compose jour et nuit, la symphonie de sa folie.

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