Plume de glace

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 Elina

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Elina Virtuosa dAuber
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MessageSujet: Elina   Dim 27 Juin - 22:48

Bonjour.
Voila un temps j'ai écrit une histoire.

L'histoire débute en mai 1772 (le vous laisse faire le calcul de son âge à ce moment-là). Elle rencontrera des personnes qui ont vécu à cette époque et bien que les liens entre les personnages et certains lieux soient fictifs, une petite partie du récit est authentique (ouais, du genre un 1/161548255 Razz )

Bienvenue dans l'Univers d'Elina.


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MessageSujet: Re: Elina   Lun 28 Juin - 22:30

Nom : D'Auber
Prénom : Elina Virtuosa Carmen
DDN (date de naissance) : Le 13 mai 1753, à Vienne
DDM (date de mort) : 5 décembre 1791, Vienne

Sa famille :
Gabriel, son frère (Juillet 1750-Decembre1772)
Gabie' diminutif de Gabrielle ), la dernière-née ( Octobre 1762-Decembre 1772)
Aminaëlle, la jumelle de Virginia ( Janvier 1758-Decembre 1772)
virginia, jumelle d' Aminaëlle ( Janvier 1758- Juillet 1773)
Arielle, l'avant dernière ( Novembre 1760- Decembre 1772)
Thomas, le père de la famille (Mai 1720-Decembre 1772)
Emilia, la mère ( Avril 1724- Decembre 1772)


Elina


Bienvenue dans son univers ...



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MessageSujet: Re: Elina   Mar 29 Juin - 22:29

Elina

Partie I : Antonio Salieri

Un coup retentit. Une femme dans la force de l'âge fit pivoter la porte de bois sombre pour faire apparaitre un jeune homme vêtu d'un costume noir comme ses cheveux, dont les mèches retombaient dans ses yeux.

"Bonjour madame.
- Bon...
- Salieri, mon ami ! Quelle bonne surprise ! cria l'homme d'une vingtaine d'années qui dévalait les escaliers, sa chevelure blonde formant autour de sa tête une sorte d'auréole.
- Gabriel, combien de fois t'ai-je dis de ne pas courir dans les escaliers, soupira sa mère en se tournant vers lui.
- Salieri, je te présente ma mère, Emilia, et ... Les deux ombres que tu vois courir vers nous se sont mes sœurs Gabie et Arielle. Gabie, fit-il en la stoppant, où sont les autres ?
- Bah en haut. Il est environ quatorze heures trente un samedi, il fait beau, le soleil brille, où veut tu qu'Elina soit ? soupira-t-elle en haussant les épaules "

Gabriel, soupirant, monta une à une les marches de l'escalier, escorté de Salieri.
Il poussa la porte du salon de musique, où ils tombèrent dans un sermon des plus ... inefficace.
"Aminaëlle, que t'ai-je déja dit ?
- Ca va, ca va ... Ce n'est pas un départ de trois secondes en retard avec un do au lieu d'un ré qui va tout chambouler ... soupira Aminaëlle, une jeune blonde aux joues éclaboussées de taches de rousseur.
- Justement ! Comment mettre ça à ta portée ... Si tu te maquilles en posant des couches régulières et que un jour tu oublie de te démaquiller, le lendemain tu le feras, cela causera un déséquilibre qui augmentera à chaque jour.
- Toi qui est si forte, montre nous !

La réplique avait jaillie, venimeuse, de la bouche d'Aminaëlle, approuvée par sa jeune sœur Virginia quelques secondes plus tard.

- Vu comment vous avez martyrisé ce piano, je doute qu'il remarche un jour, lança Elina en riant, moqueuse. "
Elle s'installa sur la banquette, et laissa ses mains courir sur le clavier. Une mélopée envoutante s'en résulta.
Parmi les invités, invisible aux yeux d'Elina, Salieri se sentait étrange, transporté par un mal dont il ignorais encore tout.
Lorsque le morceau s'acheva, trop vite au goût de Salieri, Elina prit soudain conscience des gens qui l'entouraient. Et rougit.

L'apparition à la peau d'une blancheur d'albâtre sur l'estrade n'était pas réelle. Le corps qui semblait se couler dans la musique, celui d'une diva aux longs cheveux d'ébène et aux yeux d'améthyste, n'était pas réellement ici.
Il était dans un état second, ses yeux voyants, sa bouche parlant, mais son corps, ses pensées étaient ailleurs. Obsédées par Elina.
Lors des présentations, il eut du mal à croire que la jeune femme avait seulement dix-neuf ans. Tout, dans ses gestes, ses paroles, son comportement, lui indiquait le contraire.
Ce fut un Salieri éperdument amoureux qui sortit, en ce jour de Mai 1772, de la maison D'Auber.

Il revint souvent les voir, sentant ses joues s'empourprer à chaque fois qu'Elle aparaissait, son coeur battre la chamade dès qu'Elle parlait, ses mains devenir moites lorsqu' Elle s'asseyait à ses cotés pour l'écouter.

Elina n'était pas aveugle. Elle voyait bien l'amour et le respect qui brillaient dans les yeux de Salieri à chaque fois qu'elle le voyait. Ce que lui rapporta son frère lui donna raison.
Un soir, Elina travaillant dur dans le salon de musique et Gabriel gardant seul la maison, leurs parents étant sortis.
Elle jouait, sa plume à portée de main, prête à ajouter tout accord miraculeux qui l'aiderait à terminer sa partition. Un craquement du plancher l'avertit que son frère venait d'entrer. Elle se retourna, pour découvrir, en effet, Gabriel, un bouquet de roses à la main. Rouges.

" De la part d'Antonio, énonca-t-il
- Bon, ben remercie-le de ma part.
- Tu devrais le faire toi même.
- Et quand ? Sérieusement, je ne vais pas sortir à dix heures du soir pour aller le remercier.
- Maintenant. "
Sur ce, il recula dans le couloir pour laisser entrer, oh quelle bizarrerie, Salieri, le bouquet à la main.
Elle se leva, et s'approcha. Le temps d'arriver devant lui, elle était rouge, elle la belle au teint de porcelaine.
Salieri lui tendit les fleurs, tremblant un peu. Elina les déposa dans un vase près d'eux. Enfin près de Salieri et elle, car Gabriel avait disparu dans un des recoins sombres de la grande maison familiale.
Ils se contemplèrent un moment, sans rien dire. Ce fut Elina qui rompit le silence.
" Merci.
- De rien
- Pourquoi, Antonio ? chuchota-t-elle

Elle connaissait déja la réponse

- Parce que .. ."
Il prit son courage à deux mains et , Eros jouant son rôle, embrassa Elina. Qui recula vite.

" Antonio je ..."
La fin se perdit. Il avait retenté un nouvel essai, plus concluant. Elle se trouvait enlacée dans ses bras, prisonnière d'un étau d'amour.
Et Salieri qui l'embrassait, sans comprendre que les mouvements de lèvres de sa belle étaient à la hauteur des efforts qu'elle faisait pour s'enfuir.
Enfin elle parvint à se dégager de ses bras, et s'enfuit dans sa chambre. De là, sa porte fermée à clé, elle ouvrit la large fenetre, et d'un bond sauta dans la rue, ombre parmi les ombres.

Elina s'engouffra dans la ruelle sombre où se trouvait sa seconde maison. La taverne où, souvent, elle retrouvait des amis.
Adossée au mur, une chope à la main, elle regardait les Viennois danser au son des valses, ou bien tenter de draguer les jeunes serveuses effarouchées qui se collaient alors à la porte, et s'enfuyaient en courant dans la rue. Seuls les nouveaux habitants ou alors ceux de passages tentaient de l'approcher, et repartaient bien vite à la vue du poignard que, nonchalante, elle faisait tournoyer entre ses doigts.

A trois heures, elle regrimpa dans sa chambre, et s'affala sur son lit.

Il se passa de longs mois avant que Salieri ne revienne et Elina était sûre que cette histoire était terminée. Un soir, Elina était avec ses parents dans le salon, Gabriel apparut, le sourire aux lèvres :
" Elina, quelqun pour toi."
Et là, ô rage, Salieri apparut.
" Bonjour mesdames et messieurs
- Que fais-tu là ?

La question avait fusé, glaciale.
- Monsieur, fit-il en s'adressant au père de sa dulcinée qui depuis des mois brûlait son coeur, j'ai une question vitale à vous poser. Seriez-vous prêts à m'accorder la main de votre fille ainée ?

Elina eut un hoquet de suprise.
- Papa .. non ...
- Jeune homme, c'est oui. "
Elina, devenue transparente, s'effondra au sol. Sa dernière vision fut celle de sa mère tendant un coffret avec les bagues à Antonio, avant que tout se brouille et qu'elle ne perde connaissance.

Lorsu'elle reprit conscience, elle se trouvait allongée sur le canapé, Salieri l'observant, fou d'inquietude.
" Elina ! Je t'en prie, reviens avec nous..."
Il la serra dans ses bras, le visage barré d'un souriré béat.
" J'ai eu si peur .... et je suis si heureux, lui souffla-t-il dans l'oreille. "
Elle voulut se relever, mais Salieri l'en empêcha. Il saisit sa main gauche et enfila un anneau à son annulaire.
Il la contempla un long moment, assis à ses cotés, sans que quiconque n'intervienne. Gênée, elle se releva.
Emilia ajouta :
" Antonio, souhaiteriez-vous prendre ma fille chez vous environ un ou deux mois ? Je pense que ca lui fera du bien et puis je ne compte pas l'emmener à Salzbourg avec nous, depuis la dernière fois ...
- Bien sur. Je t'attends dans le halla avec ta malle. Et je doute qu'elle soit bien remplie, souffla-t-il dans l'oreille de Gabriel, qui pouffa.
- Dindon, Gabriel va ... grommela Elina en montant les escaliers. "

Elle emporta seulement sa robe bleue, une violette, son poignard et une étrange tenue toute de satin noir, comme une sorte de chemisier qui aurait été accolé à un pantacourt. Elle redescendit, où Salieri l'attendait.
Elina embrassa ses parents et partit, sa cape noire sur les épaules.

Arrivée chez Salieri, elle n'en crut pas ses yeux. Luxe et art se combinaient pour ne former qu'un. Il dut sentir son trouble car il lui prit la main et murmura :
"Bienvenue chez nous".
Il lui indiqua sa chambre et déposa sa valise au pied du lit colossal occupant toute la pièce.
Elle s'assit, sa tête tournée vers Salieri.
"Quelque chose ne va pas ? s'enquit-il
- Bah il n'y a qu'un lit et ..."
Elina s'empourpra, comprenant. Salieri s'assit à son coté, sa main caressa sa tempe, et s'attarda sur la joue de la belle. Ses lèvres se promenèrent dans son cou, cherchèrent sa bouche.
Elina se releva, coupant net son baiser.
" Salieri. fit-elle. Antonio, ajouta cette dernière d'une voix douce, je ne peux pas.
- Tu as tout le temps pour finir par le vouloir. "

Les mois passèrent, d'abord Octobre, puis Novembre. Elina passait ses journées enfermées à jouer pour terminer une de ses partitions.
Décembre arriva. Janvier, Février, Mars ... Et Elina fêta ses vingt ans en compagnie de Salieri. Sans doute le fait d'être séparée de ses parents, ou alors celui de passer beaucoup de temps avec Salieri, mais elle sentait son coeur battre à tout rompre dès qu'il apparaissait.
Aussi, lorsqu'il lui offrit des pendants d'oreilles accompagné de la partition sur laquelle il s'acharnait depuis quelques temps, elle l'embrassa. Pas par respect, mais par amour. Seul lui importait désormais.
Ses mains caressaient le visage d'Elina, elle s'en fichait.
"Joyeux anniversaire ma belle, murmura-t-il
- Je te veux à moi, à jamais. "
Il rit, et l'enlaca.
" Nous avons toute la vie, lui promit-il"

Avril, Mai, Juin ... Elina s'inquiétait, et pourtant elle ne voulait pas partir. Sa vie était ici, auprès d'Antonio.
Un soir, alors qu'elle somnolait dans la chambre, elle sentit des mains douces lui caresser les cheveux.
Elle se retourna, et embrassa la bouche qui se présentait devant elle. Ses mains caressèrent le torse de l'aimé tandis que leurs bouches soudées ensemble témoignaient de leur amour naissant.
Les bras du compositeur se refermèrent sur Elina, l'attirant vers lui, toujours plus près. Leurs corps se collèrent, leurs bouches toujours collées l'une à l'autre, leurs mains entrelacées ...
La porte s'ouvrit. Nos deux amants ne s'en rendirent compte qu'au moment où débarqua dans la chambre un ivrogne qui claironna :
"Zoui p !Y sont tous morts nos amis d'Au*hips*ber, msieur ! "

Elina crut défailllir. Elle se leva, ferma la porte derrière l'ivrogne, et regarda Antonio.
" Dis moi que ce n'est pas vrai ..
- Je peux tout t'expliquer ..
- Vas-y.
- Pour te gard... "
Sa phrase se perdit dans le néant. Elina venait de lui envoyer son poing entre les deux yeux et il s'effondra à terre, inanimé.

Folle de rage, elle revetit sa combinaison noire, enfila sa dague à sa ceinture et sortit, sa cape noire sur les épaules. Le pillard était encore là. Elle l'envoya dormir dans la rue, le nez en sang.
Elle se glissait entre les interstices, fuyait la lumière elle, l'Ombre.

Elle sortit de la ville sur Ténèbre, sa jument, et galopa, elle, ombre aux yeux d'améthyste, fuyant la vie pour les chemins.

Environ 4 ans plus tard, aux environ de Mannheim, elle stoppa dans une taverne. Après avoir croisé certaines personnes, qui repartirent vite en louchant sur la dague à sa ceinture et les entailles, elle entendit distinctement un jeune homme parler.
Curieuse elle descendit et découvrit une dispute entre un ivrogne et surement un jeune vagabond de passage.
" Tu veux faire un opéra en allemand ? Allons donc ! Tout le monde sait que les opéras ne se font qu'en italien ..
- Moi je le crois fit Elina en s'avancant.
- Toi la catin on t'as pas parl....

Il se tut lorsque le poing d'Elina le percuta au ventre.

- tu disais ?
- Merci madame .
- Mademoiselle.
- Mademoiselle ?
- D'Auber. Elina d'Auber.
- Wolfgang. Moz ...
Un cri le stoppa nat
- Attrapez les !"

Ils se cachèrent et Elina sortit en trombe, assomant deux trois gardes au passage. Elle sauta sur Liberté, et galopa. Libre.

Elle stoppa à Paris. De retour dans la ville secondaire de ses parents, elle se remit à étudier la médecine. Le dimanche retentissait dans la ruelle des notes. Tous les badauds s'arretaient. Mais comme averties par un sixième sens, les notes pallissaient pour ne plus redevenir que murmure, puis se coucher sur le papier.
Encore des mois passèrent, étés, hivers se confondaient en un tourbillon monotone.
Un jour qu'elle allait chercher des herbes pour ses décoctions, elle croisa Wolfgang dans la rue. Avec celle qui devait etre sa mère.



Je ne vous dirais rien de plus, à part que j'ai beaucoup, beaucoup de travail pour retranscrire la partie II, que j'éditerais surement cette partie et que j'éspère qu'elle vous as plus.



Dernière édition par Elina le Sam 9 Juil - 2:56, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Elina   Sam 14 Aoû - 1:47

Partie II

Un cri.
Rien d'autre, juste un cri. Un râle unique et pourtant si porteur de sens ...
Elina vit la femme s'effondrer, Wolfgang tenter, en vain, de la rattraper.
Elle se précipita à leur rencontre, indifférente à la pluie qui trempait sa robe.

" Aidez-moi ! lança-t-elle, A la porter jusqu'à chez moi ! J'ai sûrement de quoi la soigner ... "
Sans attendre de réponse, elle la souleva et, grâce à l'aide que lui apportait le jeune homme, la guida tant bien que mal jusqu'à son petit logis.
Elina déposa le corps sur le canapé qui lui servait de lit habituellement et le recouvrit de toutes les couvertures qu'elle put trouver. Elle tira ensuite une chaise jusqu'au coté de la malade, sur laquelle Wolfgang s'assit.

Ils veillèrent sur elle pendant deux semaines. Deux semaines où Elina tentait de rassurer Wolfgang, de le forcer à dormir plus que quelques heures. Mais ce fut vain. Pourtant, c'était en toute amitié qu'ils se confiaient.
Mais un jour, alors qu'Elina revenait du marché, elle découvrit, couché au sol, Wolfgang en larmes.
Sur le canapé, personne.
Apercevant au coin de la rue disparaître un cercueil, elle n'eut plus de doutes.

Elle le releva, le força à s'assoir. Il se laissa faire, amorphe, avant de déclarer d'une voix tordue par le chagrin :
" Merci ... Pour tout. Je .. Je dois repartir, maintenant.
- Dans cet état ? Et seul ?
- J'allais vous le proposer. M'accompagnerez-vous jusqu'a Mannheim ?
- Pourquoi pas ? répondit-elle après une longue minute de silence. "

Ils partirent le lendemain à l'aube. Elina, ses cheveux en un chignon austère, une robe grise et sa cape, accompagnée de sa dague, et lui, son baluchon et ses habits de deuil, avec l'air le plus triste qu'on ai jamais vu.

Le voyage fut long, mais grâce à l'argent d'Elina et sa remarquable adresse, ce furent les pillards qui s'enfuirent dans la nuit.

Ils arrivèrent un soir d'Octobre pluvieux, devant la maison des Weber.
" Souhaitez-vous que je vous attende ?
- Non, merci. Pour tout. "

Il monta les marches, sifflotant. En 4 mois, jamais Elina ne l'avait vu aussi vivant.

Elle le retrouva, alors que repartait, affalé sur les marches, trempé. Mais la pluie fine n'était rien comparé au flot de paroles de déséspoir qui sortaient de sa bouche :
" Elle m'a quitté ... Je ne suis qu'un imbécile ...
- Ne dites pas ça !
- Si ! cria-t-il
- Non ! Venez, je vous rammène à votre demeure ... Mais où habitez-vous, au fait ? "

Il ravala ses larmes, et répondit un nom unique, sur un ton monotone :
" Salzbourg"

Elina grimaca. S'il fallait y retourner, elle ne savait si elle allait en réchapper ...
" Je vous y accompagnerais, mais promettez-moi une chose ... "

Elle entra dans Salzbourg aux cotés de Wolfgang, et repartit après s'être assurée qu'il était bien chez lui.
Prenant une grand bouffée d'air nocturne, elle prit le chemin qui partait vers la capitale ...
" Vienne, me revoila .... "

Deux longs mois à faire des allers-retours, tiraillée par des sentiments contradictoires ...
Quelle ironie, la revoilà à Vienne le jour de Noël. La nuit déja était tombée, et seuls quelques croyants sortaient en hâte de l'église. "Et oui, je suis de retour, et non je ne regrette rien .. "pensa-t-elle.

Une main se posa sur son épaule, la retenant. Encore une vieille folle qui veut la bénir ...
" Elina .. ? " souffla une voix, ténor parfait, comme seuls les anges peuvent avoir ...
Elle était S-O-N-N-E-E, tout simplement. Pourquoi ? Elle ne le savait pas. Se retournant, elle se perdit dans la contemplation du visage de ce ... De Salieri.
" Bon Dieu, Elina ! C'est vraiment toi ? Non ... "
L'instant était trop irréel pour qu'Elina se contente de partir. 4 mots se glissèrent à l'oreille de l'homme :
" Oui, c'est moi ... "

Et, sans un seul autre mot, il l'entraina dans la ruelle adjacente. La neige rendait la course un peu ardue, mais l'amour n'a pas de bornes ... Et si l'on peut déplacer des montagnes, pourquoi ne peut-on pas affronter la neige ?
Elle, elle se laissait trainer, trop stupéfaite pour ajouter autre chose, pour se rebeller, pour avoir un geste propre ...
Simplement, il la serra contre lui, longtemps. Le temps que le rêve s'étire ...
" Je ne rêve pas, hein ? "
Pour toute réponse, elle enfouit sa tête dans son cou, et se mit à pleurer.
" Si tu savais ... combien je m'en veux !
- Je sais, Elina, je sais .. "
Il l'écarta, comme à regret, et la contempla. Même visage, même chevelure, même stature, mêmes yeux ...
Et même bouche de satin en fusion qu'elle venait de plaquer contre la sienne.
Besoin violent à l'extrême, combler 7 ans de vide par un simple bouder ?
Plus qu'un bouder.
Il la rapprocha, encore plus près, les flocons se posant sur ses cheveux lui donnant un air de déesse irréelle.
Ne jamais rompre ce bouder, non jamais.
Et doucement, pourtant, sa bouche quitte celle de Salieri, pour doucement murmurer :
" Ti amo ... "
L'italien est la plus douce des langues d'amour.
Et le froid se faisant plus intense, enfin il consentit à se détacher de sa belle.
" Me ferez-vous l'honneur, mademoiselle, de m'accompagner jusqu'à chez moi ?
- Je ne fais pas confiance aux inconnus, même aussi séduisants que cela. Par contre à toi .. "

Il sourit, l'entraina jusqu'à sa porte.
" Entrez, madame ... "
Les larmes aux yeux, Elina rentra, escortée par Salieri. Dont les mains se posèrent sur ses hanches de la déesse qu'il aimait. Que penser des autres femmes, maintenant, alors qu'il l'avait Elle et sa peau parfumée, son sourire tendre et ses mèches d'ombre ?
" Je me sens coupable, Salieri ...
- De quoi ?
- On est le 25 décembre et je n'ai même pas un cadeau à t'offrir ... "

Il rit, chose rare chez lui depuis 7 ans ...
" Qui a dit que tu n'étais pas un cadeau ? "
Et il se pencha pour l'embrasser à nouveau. Sous les doigts de la belle, veste et cape rejoignirent le sol.
" A moins que la jeune déjantée que je suis n'ai déja une idée en tête ...
- Serait-ce la même que la mienne ? " souffla-t-il.
Et la nuit se referma sur eux, cachant aux yeux du monde les flammes étincelantes de leur passion.

Ce furent les rayons du soleil dans ses yeux qui la réveillèrent. Se réveiller dans les bras d'un homme, mhhhh. Mais surtout dans les bras de SON homme à elle, son Salieri rien qu'à elle toute seule.
La nuit ? Wouhauuuu, juste ça.
" Tu es réveillée ? "
Autant de réponses s'imposent à elle. Elle choisit la plus en rapport avec son caractère.
Elle se retourna, et fit courir sa main sur le torse de cet homme parfait.
" Non ... Ca ne va pas de m'aguicher comme ça au réveil ?
- C'est pour mieux te plaire, mon enfant ...
- J'ai 3 ans de plus que toi, le terme est inapproprié, ma belle.
- D'accord, mossieur le vieux ... Je vais vous laisser à votre sieste, dans ce cas ... "
Elle se leva, la lumière ajoutant des reflets argentés à ses cheveux, enveloppant la peau nue d'une lueur blanche, la rendant statue de glace. Dans un soupir, Salieri essaya de détourner son regard ... En vain.
" Elina ... "

Elle renfilait déja ses vêtements, en souriant.
" Oui ?
- Tu ne vas pas repartir ?
- Non ... Non. "

Soudain, il fut derrière elle, glissa à son oreille :
' Pourquoi s'habiller ... Alors que tu es bien plus belle ...
- Si je veux sortir ... "
Il la serra contre lui, fort, trop même. Le souffle court, sa bouche effleurait le cou d'Elina, ses cheveux ...
" Et c'est moi qui t'aguiche, hein ...
- J'ai ... Tant à me faire pardonner ...
- Je t'ai tout pardonné ... Déja depuis longtemps ... "

Ce qui n'était pas tout à fait vrai ... Elina lui mentait, encore ... Mais qui s'en soucie ?
Pourtant, Salieri recula, comme torturé.
" El .. Elina ... "
Tranquillement, elle finit d'enfiler son haut, puis se retourna, pour le fixer.
" Oui ? "
Il se laissa tomber à genoux devant sa belle, prit ses mains.
" Pardonne-moi, je ... J'étais ivre de douleur je ... Mon amour, mon ange, ma beauté, je m'en veux ... Je l'ai tuée, pardonne moi ...
- Hein ?
- Je ne voulais pas ... "
Les larmes se mirent à couler sur les joues d'Elina, sans même savoir pourquoi . Elle se baissa, à la hauteur du jeune homme. Lui aussi pleurait. Elle essuya les larmes de l'éphèbe d'un geste doux.
" Calme-toi ... Calme-toi, Antonio ...
- J'étais déséspéré, en la voyant j'ai ... J'ai ... "
Il attrapa le couteau d'Elina, et le souleva au dessus de son coeur. Elina le lui arracha, avant de se coller contre lui, le serrant à l'étouffer.
" Jamais, tu m'entends ? Jamais tu ne mourras. Jamais .je te l'interdis, Salieri !
- A quoi bon vivre quand on a tué la soeur de sa bien-aimée ? "
Doucement, elle guida ses lèvres jusqu'aux siennes. Un bouder salé, perturbé par les larmes qui coulaient des yeux des deux amants.
" Allons allons ... Tu sais bien que je le sais déja ...
- Non, non ... Mon dieu je m'en veut ! Ta soeur était vivante, Elina ! Elle est venue, le soir suivant ton départ et ... J'étais ivre, je l'ai .. "
Elle s'était relevée, et avait reculé, doucement.
Lui restait couché au sol, revoyant la scène. Elle, sale, fatiguée, ses cheveux roux ternes et crasseux, ses yeux d'un brun chaud, ses vêtements sales ... Il revit le couteau, taché de sang, ses larmes, et sa tentative de suicide.
Il revécu les 7 ans dans la tourmente, les femmes qu'il avait rejettées, ses passages trop nombreux à l'église. Et puis, il vit ce jour de Noël, ces ombres dans la nuit, cette chaleur qui avait ressuscité ce coeur qu'il croyait à jamais brisé ..
Et la voila à nouveau repartie, pleurant. Qui a dit que la vie était juste ?
" Elina ! "
Le cri résonna, longtemps. Elle l'entendit, sans prendre la peine de s'arrêter. Non ... Elle ne repartirais pas. Elle ne voulait pas s'éloigner, d'autant plus que maintenant, elle avait une tombe a fleurir ...

Elle ne remarqua pas le pavé plus haut que les autres, buta contre, et s'effondra à terre.
Qui pourrait la sauver ? Personne. Personne dans cette foutue ville, personne dans ce foutu pays ... Personne.
Le soleil était haut dans le ciel, et pourtant, la nuit arrivait déja ...
" Elina ! ... "
Une forme, comme un lutin aux cheveux blonds en désordre ... Wolfgang ?
Mais que diable faisait-il ici ?
Elle se souvint de bras la soulevant, d'un regard bleu acier plongé dans le sien, et d'une simple question :
" Ça va ? "
Et elle se laissa doucement glisser en la nuit ... Mais il la retenait, ses cheveux blonds blanchis par les flocons, tel un rayon de soleil perçant l'obscurité de sa nuit à elle ... Il parut soudain comprendre ... Mais quoi ?
" Elina ... Où habitez-vous ? "
La bouche de la jeune femme s'entrouvrit, pour laisser échapper une phrase unique :
" la maison au bout de l'impasse ... "
Il la soutint jusqu'à chez elle. Elle réussit à tenir sur ses jambes, insérer la clé qu'elle gardait dans sa poche, et rentrer.
Malgré les sept ans d'absence, le couloir était immaculé, comme à son départ ... Elle grimpa les escaliers, suivie par Wolfgang, de près. Très près ...
" Elina, je ne vous lâche pas ... "
Elle poussa la porte de sa chambre, puis celle de son bureau.
A ce moment là, elle sembla reprendre ses esprits.
" Wolfgang ... Pourquoi êtes-vous ici ?
- Je suis ici pour ma gloire.
- Vaste travail ... Et vous savez où vous loger ? Je peux toujours vous proposer ici ...
- Et bien ... Ça ne vous dérangerait pas ?
- Pas du tout ... "
Il sourit avant de poser sa main sur l'épaule d'Elina.
" Merci ... Et si vous me racontiez ce qui vous arrivait ? "
Elle l'amena dans le salon, et lui narra toute l'histoire ... Omettant certains détails intimes, évidemment.

Quatres mois s'écoulèrent, paisibles le jour et torturés la nuit ... Elina ne sortait plus, ne voulait pas croiser Salieri au cas où. Et les nuits, ses cris résonnaient dans son bureau, elle avait laissé sa chambre à Wolfgang, lui préférant mourir que dormir dans le lit ... d'un mort.
Mais ce fut le visage de Wolfgang qui l'éveilla, une nuit d'Avril.
" Elina ?
- Mhhhhhh ?
- Désolé, excusez-moi ... "
Elle s'assit, et désigna une place à son coté. Qu'il s'empressa de combler.
" Si vous venez me réveiller, c'est qu'il y a une bonne raison ...
- Ce n'était pas désiré.
- Encore Aloysia ?
- Oui ... Et non ... "

Il saisit sa main, sans qu'elle ne proteste ou autre. Non.
" Elina ... Oui, elle torture mes nuits, mais sa lueur est éclipsée par celle d'une autre ... Bien plus belle, bien plus essentielle ... Bien plus gracieuse. "
Il effleura la main de la jeune femme de ses lèvres. Elle, sidérée, voulut parler, mais il posa un doigt sur sa bouche.
" Et lorsqu'enfin je me réveille, c'est pour constater que l'éclat de cette autre est bien réel ... "
Et doucement, il la serra contre lui. Elina ne le repoussa pas, chercha même à rester en ses bras ...
Il lui murmura à l'oreille :
' Je vous aime, Elina ... "

Elle ne répondit pas, se contentant, dans un mouvement, de poser sa tête sur son épaule ...
" Je suppose que ça veut dire oui ...
- Hum ... Oui ?
- Je vous sais pourtant à un autre ...
- Il ... Il n'en vaut plus la p ... "
Les lèvres douces du jeune homme explorant son cou la firent frissonner, interrompant sa phrase.
" Je disais que ... "
Comment se concentrer sur ses idées alors qu'il remontait, doucement, sur sa joue, puis sa tempe ...
" Wolfgang ... "
Elle n'alla pas plus loin dans sa phrase. Elle avait intercepté la bouche du jeune homme alors qu'il repartait.
Moment bref, et intense ...
" Elina ... J'ai l'impression de vous trahir ... De vous forcer ...
- Alors que c'est moi qui vous ai embrassé ? Vous délirez, mon pauvre ... "
Il se coucha sur le coté, sur le lit, feignant la maladie :
" Ah ! Je délire, je vois un ange ..."
Elle s'allongea également, le lit étant étroit, se collant à lui.
" C'est juste votre reflet ... "
Les bras de Wolfgang se refermèrent autour d'elle.

" Si quelqu'un arrive, nous serons bien attrapés ...
- Et moi, je serais heureux de faire souffrir l'homme qui vous à fait souffrir ... "

Il entortilla une mèche des cheveux de la belle autour de son pouce avant de poursuivre :
" Puis-je rester ?
- Comme si j'allais vous laisser partir ... Pas question ...
- Il le faudra bien, pourtant ... Et ma commande d'opéra, alors ?"
Ah oui ... Son opéra.
" Vous m'emmènerez un jour, maestro ?
- Sans muse, comment ferais-je pour me concentrer ?
- Vous l'avez déja fait, ces trois derniers mois ...
- Sans savoir si vous m'aimiez, je pouvais toujours imaginer ce que serait vos baisers ... "

La bouche d'Elina frôla celle du jeune homme, avant de lui glisser :
" Et alors ... ?
- Rien ne pouvait me dire que vos lèvres étaient mille fois plus douces, vos caresses mille fois plus sensuelles, que ces pâles copies que je m'imaginais ... "

Il l'embrassa, ivre de bonheur. Avant de la contempler, baignée dans un rayon de lune qui venait d'illuminer la silhouette de la jeune femme, les courbes que l'on devinait sous le drap.
" Et je ne pouvais pas m'imaginer avoir une telle déesse dans mon lit un jour ...
- Embrassez-moi encore ... je ne veux pas que mon rêve s'achève "

Ils s'endormirent ainsi, dans les bras l'un de l'autre, profitant de cet instant magique ...

Le jour s'était déja bien avancé lorsqu'elle s'éveilla ... Seule. Retenant un soupir, elle s'habilla rapidement ... Pour découvrir un mot sur le bureau.
" Elina,
Désolé, je suis parti tôt ce matin ... Tu peux me rejoindre au théâtre quand tu veux ... Mais le plus vite possible ...
Je t'aime.
W.A.M. "


Elle sourit. Le trajet se déroula rapidement, toute occupée qu'elle était à penser à son ... amant ?
Justement, il était dehors, assis sur les marches.
Il releva la tête, tout sourire, faillit se cacher la figure en se relevant, et trébucha arrivé en bas des escaliers ...
" Déja saoul à cette heure-ci ?
- Elina ... Non j'attends ...
- Quoi ?
- Une princesse... Maintenant je suis ... Heureux ... Viens ! "

Il l'entraina à l'intérieur, si fier de tout lui montrer ...
" Maestro Mozart ! Nous vous attendons ! "
Une voix, derrière eux.
" Elina ... Le devoir m'appelle ...
- ELINA ? "
Le cri avait surgi de la porte, porté par une voix qu'elle espérait ne jamais entendre. "Il" se tenait là, ses traits transpercés par la douleur.
Mais lorsqu'elle regarda Salieri, il put apercevoir dans ses yeux uniquement de la haine ...
Il la saisit tout de même dans ses bras, alors qu'elle se débattait furieusement, et coupa court à ses cris en l'embrassant ...
Avant de sentir le genou de la belle le frapper dans l'entrejambe.
Il avait mal, oh oui ! Mais ce n'était rien comparé à la certitude qu'il avait : Elina attendait surement un enfant. Il avait sentit un petit renflement contre son ventre à lui ...
" Elina ... Tu es ... Dingue ?
- JE peux recommencer si tu n' as pas compris : Sors de ma vie !
- Tu attends mon enfant. "
Il se tenait courbé en deux de douleur, souriant pourtant. Un enfant ! Bon Dieu, la joie dans la douleur !
" Tu te trompes.
- Je suis sûr que non ...
- Rends-moi la bague, Salieri, et qu'on en finisse. "
Il réussit à la lui tendre, refoulant quelques larmes. Douleur ou tristesse ?
Salieri vit les deux anneaux se poser au sol , la chaussure de son ... ex-femme se soulever,et ...
" Non ! Attends, Elina. "
Wolfgang s'était penché, avait ramassé les alliances et avait saisi les mains d'Elina.
" Ne les détruis pas ... Elles ont encore leur utilité ...
- Alors, toi, garde-les ...
- Elina, je ...
- Chhh ... On en reparlera après, d'accord ? Tu as ... Des choses à démontrer à cet ... homme."

Elle avait tourné les talons, pour aller en coulisse, observer une répétition qu'elle découvrait ...
Son amant n'avait pas besoin de prouver au monde sa musique. Il était musique lui-même ...

" Mozart, restez à votre place en ce monde, et vous finirez votre vie sereinement ...
- Serais-ce une menace ?
- Un avertissement. Et faites savoir à ... Mademoiselle D'Auber, que le prêtre ayant célébré le mariage il y a 7 ans, ne sera guère de cet avis ... Et l'Empereur non plus. "

Elina se mit à pleurer, sans savoir pourquoi. Salieri parti, Wolfgang la ramena chez eux, séchant ses larmes avec le mouchoir qu'elle lui avait offert.
" Chut mon amour, ne pleurez plus ... "
Tendrement, il la serra contre lui, sur le pas de la porte. Le parfum qui se dégageai d'elle lorsqu'elle posa sa tête sur son épaule lui fit, un court instant, perdre la raison, et rêver à une nuit, prochaine ou lointaine peu lui importait, où elle serait à lui, rien qu'à lui ... Et puis la saveur de cette première nuit, déja si lointaine en lui alors que c'était hier ... Il l'avait découverte dans ses paroles, deviné ses formes sous le drap fin ...
Les sanglots de sa belle le tirèrent de ses pensées :
" Elina ... Calmez-vous ...
- Ne peux ... Pas ... "
Il souleva son menton, plongeant son regard dans le sien, et ajouta :
" Et moi je vous dis que vous allez vous calmer ... "
Elle s'apaisa doucement, et il essuya du doigt les dernières larmes sur ses joues.
" Ce serait folie de vous laisser seule ce soir ...
- Ce serait imprudent de vous laisser entrer dans mon lit ...
- Ce serait bien que vous vois fiiez à moi, quelques fois ...
- Que je m'abandonnes à vous, vous voulez dire ... "

Il rit.
" Je vous aime trop pour vous maltraiter ...
- Et moi je ne me sens pas prête pour ... Je ... Cela ne fait que 2 jours ... Un tel amour est-il fait pour durer ?
- Une femme telle que vous est-elle faite pour se retrouver entre les bras d'un homme qui à assassiné sa famille ?
- Je ...
- Un homme ne peut-il prouver à celle qu'il aime sa dévotion vers elle ?
- Vous pourriez regretter de pêcher avec une femme mariée ...
- Je pourrais alors finir ma vie heureux à la pensée que vous avez été, une fois dans ma vie au moins, mon amante ...
- Je suis d'accord avec vous sur un point ... Je viendrais vous rejoindre dans votre lit ...
- Et ...
- Pour dormir, Wolfgang, dormir ... "

Il soupira. Et elle ouvrit la porte. Au moment où il passait l'entrée, elle lui glissa à l'oreille :
" Mais qui a dit que je respectais mes engagements ? "

La porte se referma très vite. Trop.
Envolés la peur, les évènements qui se sont déroulés il y a 3 heures. Vivre. En ses bras.

" Elina ... Je crois ...
_ Wolfgang ...
_ Que vous êtes enceinte. Réellement. "

Cela faisait 3 mois qu'ils avaient vu fuir Salieri. 3 mois depuis cette nuit.
" C'est une farce ?
_ Hum ... Non.
_ Qu'est-ce qui vous fait croire cela ? "

Elle le laissait hasarder, chercher ses preuves ... Et surtout car elle savait qu'il disait vrai.
" Votre ... Ventre s'arrondit.
_ Hum ... "

Elle s'approcha de lui, et il la prit dans ses bras.
" Tu as parfaitement raison, souffla-t-elle. Je suis enceinte.
_ De ?
_ Toi.
_ Et qui donc, sourit-il, peut l'affirmer à ce point ?
_ Il n'y a eu que toi, abruti fini ! "

Il sourit, un soupçon dans l'esprit. Mais il avait en elle cette confiance, ne l'énonça donc pas.
" Et pour quand ?
_ ... Un jour, sans doute. "

Un jour qui n'arriva pas. Elina perdit l'enfant. Comme elle avait perdu celui de son premier amant, des années auparavant.
Dans le sang, elle s'était perdue, noyée.
Elle pleurait toutes les nuits, cherchant dans leur étreinte un remplaçant qui ne viendrait pas.
Elle n'était plus que son ombre.
Pourtant, un soir, elle se trouva la force de sortir affronter les regards. Vetue de sa robe de satin ivoire, en mai 1788, elle avait laissé, seul, son mari à la maison.
L'on entendait, déjà, résonner ses pas sur les pavés, puis le marbre. Elle se rendait au palais.
Elle avait hâte. Grande hâte de le revoir. De le tuer. Une lame cachée dans son corset, un loup de velours ivoire également sur ses yeux, ses cheveux relevés en Fontanges de noirceur infinie piquée d'une rose blanche.
Seuls les incorruptibles ronchons du clan des Italiens du palais, les vieux et séniles, pouvaient la reconnaitre. Tel qu'elle était autrefois, avant. Quand elle était ... Ma Maestra Impériale.
Elle se glissa dans les salons, sensuelle, séduisante.
Une grande fête costumée pour l'homme au centre. Qui n'était autre que son ancien mari.
Acclamé, adulé, il reflétait une joie pure. Il se sentait ...
Il fut attiré.
Attiré par l'étrangère qui, malgré sa coiffure vieillotte, portait en elle les charmes et la douceur de son ancienne aimée.
" Et bien Salieri, lanca Rosenberg, que fixez vous donc ? "

Sans lui répondre, il s'approcha de la dame.
" Accorderez-vous à l'homme de la soirée l'ouverture de ce bal, dame ? "
Hochement de tete.

Il l'entraina sur la piste, virevoltant comme deux rêves.
Au fur et à mesure, les mains se faisaient plus douces, caressant les épaules et le cou lorsqu'ils se séparaient au terme d'une danse.
Ne tenant plus, il fallait avouer qu'il était trop attiré par elle pour se permettre d'attendre. Il l'entraina doucement dans son bureau, prétextant vouloir lui montrer une chose "fort amusante".
La porte claqua. Elle se sentit prise au piège.
Comme plus de vingt ans plus tot ...

Elle avait quinze ans, à l'époque. Il était déjà un amant, qu'elle oublierait assez vite. Nuits d'amour passionnées, elle avait connu avec lui la plus dure et effrayante aventure ..
Il l'avait soulée.
Attachée sur le siège de velours fané. Nue, tandis qu'elle se débattait.
Ce n'était pas faire l'amour. Ce n'était pas "baiser". C'était animal. C'était un viol.

Retour à la réalité. Elle ne sentit pas les mains glisser sur ses hanches, seulement le frôlement des doigts sur le tissu fin.
"Qui es-tu, belle inconnue, sussura l'Italien récemment maitre de chapelle à son oreille, une vile catin ou une Princesse ? "

Il se retrouva plaqué sur son fauteuil, une lame sous la gorge. Un tatouage sur l'épaule qui s'était dénudée attira l'attention de l'homme.
" Elina ? "
Elle l'assomma d'un coup de manche de dague sur la tête, et l'enchaina.
Comme il y a vingts ans.
Elle détruisit d'un coup de pied la serrure du bureau, en ressortit une liasse de partitions "à l'attention de l'empereur. De la part d'Elina" celles volées trois ans plus tôt.
Elle s'enfuit, songeant que Wolfy était malade et qu'il serait temps pour lui de découvrir le travail de sa femme. Oui, car envers et contre tout, elle l'avait épousé.

Trois ans. Trois ans qu'elle n'avait pas mis pied à la Cour. Nous étions le cinq décembre mille sept cent quatre-vingt onze. Elle était pâle. Wolfgang n'avait cessé, durant toute la nuit, de tousser, cracher du sang et en uriner.
Elle le veillait.
Entendit une voix, soudain.
" Elina."
La voix tant chérie, tant refusée ! Celle d'un ange déchu, Salieri.
" Elina, j'ai appris la maladie de ton mari, et ...
_ Pars.
_ Antonio ! Mon vieil et fidèle ami, murmura Wolfgang. Fidèle malgré le vol que je t'ai fait. Malgré la douleur que nous nous sommes mutuellement infligés. Toi de la penser perdue et moi de l'aimer alors que c'était toi qu'elle aimait ... Garde-la pour toi. Sauve-la du gouffre de la mort ...
_ Ne dites pas cela, Wolfgang, répondit l'Italien en s'installant au coté d'Eli pour prendre la main du malade. Vous allez guérir et bientot ...
_ Non. Il m'attend. Mon requiem ... Achevez-le. Achevez le et jouez le en ma mémoire ... Elina ... Le feras-tu ? "

Pour toute réponse elle l'embrassa doucement. Doucement ensuite ... Il rendit son âme.
Et elle s'effondra dans les bras de Salieri.
Cherchant à sa ceinture la dague. Dans ses bras ensuite se plaça en face, et la lame s'enfonça. Vie qui fuit le long.
Symphonie de la vie qui, comme le demande Wolfgang, se terminera sur un Requiem.


FIN

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Et cracher sur la gloire ....


Espérons que votre talent soit à la hauteur de votre prétention ...

Je suis assise sur votre honneur
Et vos valeurs
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Je m'avoue vaincue par le goût du pouvoir
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Dernière édition par Elina le Sam 9 Juil - 2:50, édité 14 fois
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MessageSujet: Re: Elina   Lun 11 Oct - 5:21

.................

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MessageSujet: Re: Elina   Lun 11 Oct - 5:24

T'es pas sensée avoir lu ! Shocked :fou:

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MessageSujet: Re: Elina   Lun 11 Oct - 5:33

Eh ben si j'ai lu!!! Xp

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MessageSujet: Re: Elina   Lun 11 Oct - 19:16

NOOOOOOOOON affraid

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MessageSujet: Re: Elina   Dim 24 Oct - 21:37

Ok.... Bon c'est mouvementé par ici^^

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MessageSujet: Re: Elina   Mar 26 Oct - 7:01

J'avouuue dans la version 1 : Rosenberg se prenait le poing d'Elina :fou:

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MessageSujet: Re: Elina   Mar 26 Oct - 7:05

x)

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MessageSujet: Re: Elina   Mar 26 Oct - 7:09

ON ME TRAITEU PAS DE MADAME SALIERI, NAMEHOOOOOO :fou:

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MessageSujet: Re: Elina   Mer 27 Oct - 4:15

Je vais péter la gueule à A ma housse ^^

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MessageSujet: Re: Elina   Mer 27 Oct - 5:50

Méheu non ! Ne veux pas ! :fou:

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MessageSujet: Re: Elina   Mer 1 Déc - 3:13

La dernière phrase casse tout MDR

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MessageSujet: Re: Elina   Mer 1 Déc - 3:15

Méheuuuuu, t'étais PAS SENSEE la lire :fou:

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MessageSujet: Re: Elina   Ven 24 Déc - 5:06

Ahahahatchoum^^
Ahahahahmahousse^^

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MessageSujet: Re: Elina   Mer 2 Fév - 7:30

Razz Et la suiteuh?

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MessageSujet: Re: Elina   Jeu 3 Fév - 8:34

Tu la connais, la suite Razz

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MessageSujet: Re: Elina   Jeu 3 Fév - 21:45

Razz Naaaaaaaaaaaaaa

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MessageSujet: Re: Elina   Sam 9 Juil - 2:52

Je ... Je ... Je l'ai fini. Enfin.
Ce n'est qu'un gros brouillon --'

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MessageSujet: Re: Elina   Sam 9 Juil - 5:51

.

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MessageSujet: Re: Elina   Sam 9 Juil - 10:12

Merci de résumer, Lou.

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MessageSujet: Re: Elina   Ven 15 Juil - 21:40

Wah la fin !
Par contre (désolée j'étais assez blonde étant petite...) c'est bien Elina qui est morte ?
J'ai beaucoup aimé cheers
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MessageSujet: Re: Elina   

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Elina
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