Plume de glace

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 Sans titre chapitre 1('fin pour l'instant. Zavez qu'à appeller ça "l'histoire d'Aldaron")

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Aldaron Del'Aenrysch

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Messages : 4
Date d'inscription : 05/05/2011
Age : 24
Localisation : Al-Jeit (maison de vacances à Minas Tirith)

MessageSujet: Sans titre chapitre 1('fin pour l'instant. Zavez qu'à appeller ça "l'histoire d'Aldaron")   Mar 17 Jan - 10:22

Bonjour! (ou bonsoir, ça dépend du moment auquel vous lirez ceci)
Voici le premier chapitre de mon futur roman interminable, qui m'occupe la majeure partie de mon temps.
C'est de la fantasy, et je n'ai toujours pas trouvé de titre depuis six mois que je suis dessus (d'ailleurs, si vous avez des idées...)




I
Le Captif.

Mon nom est Aldaron. Je suis actuellement en train d’attendre mon exécution par la soi-disant ''justice'' des humains, justice qui n'a de sens que pour eux. Quel a été mon crime? ''Obstruction a la justice de la couronne''. La traduction est :'' tentative de sauvetage d'une petite fille''. Forcément, sur le papier, ça fait moins pompeux. Pour comprendre, il faut connaître le contexte historique; nous sommes en 752 AR, après la Révélation, qui est l'éradication de toutes les engeances démoniaques présentes sur le plan de Niran. C'est grâce à la coopération des elfes, des nains et des élémentalistes que les humains peuvent maintenant vivre sur un plan d'existence libre de toute présence maléfique. Et à présent, ils veulent nous faire croire que ce sont eux qui ont libéré le plan. Et à présent, en guise de représailles, un assassin elfe noir a tué l'empereur d'Arten, la ville où j'exerçais mon métier et capitale du second des dix royaumes humains. Et à présent, tout non-humain est considéré comme étant potentiellement dangereux. À présent, le seul moyen d'avoir une situation d'avenir stable est de collaborer avec les autorités humaines. J'étais un forgemage, mon travail consistait à lier des runes de pouvoir aux armes, ce qui me valait d'être considéré comme ''utile'' par leurs militaires. Grâce à mon travail, leurs épées refusaient de sortir de leurs fourreaux, leurs flèches rataient toujours leur cible et leurs boucliers étaient traversés sans mal par les armes des insurgés. Ils sont donc retournés dans leurs villes fortifiées et au moment où j'écris ceci, ils rassemblent leurs immenses armées et se préparent au combat pour le plan de Niran. De mon côté, je serai probablement mort car s'ils ne m'exécutent pas, ils m'oublieront à coup sûr dans leurs geôles. Si j'écris ceci, c'est dans l'espoir de pouvoir le donner à quelqu'un, que la mémoire des elfes ne sombre pas totalement dans l'oubli. Mon histoire commence au moment où cette petite fille est entrée dans mon échoppe. Elle n'avait pas plus de

Aldaron cesse d'écrire. Il relève la tête et regarde par l'étroite fente qui lui sert de fenêtre les derniers rayons du soleil qui glissent sur la cité d'Arten, capitale du royaume éponyme. Il soupire. La liberté est une chose qui se fait sentir quand on en est privé. Selon leur habitude, deux gardes vont venir allumer une bougie face à sa cellule, trop forte pour qu'il puisse dormir, mais trop faible pour qu'il continue à écrire. De toute façon, il a besoin de rassembler ses idées. Et sa méthode d'écriture n'est pas très adaptée aux longs récits. Il repose l'os et roule la peau de rat et les range dans une anfractuosité du rocher. À nouveau un soupir. Il a tué ce rat trois jours auparavant, l'a dépecé et a jeté sa carcasse hors de la cellule, simplement pour pouvoir écrire. Maintenant, même si son organisme ne le supporterait pas, il aurait préféré le manger car la faim commence à se faire sentir... de même que l'odeur de la carcasse pourrissante qui, couplée à celle des égouts de la ville passant à deux mètres de la cellule, est tout simplement insoutenable, surtout pour son odorat surdéveloppé. Aldaron se relève en grimaçant sous la douleur de sa blessure à la jambe qui n'a pas eu le temps de cicatriser. La petite plaie à sa main qui lui a servie d'encrier continue de saigner. Il l'essuie distraitement tout en tournant la tête dans la direction du bruit des gardes venus allumer la bougie pour la nuit. Les deux gardes s'arrêtent devant la cellule et fixent l'elfe du regard. Mal leur en prit car ils détournent vite le regard au moment ou les yeux rouge feu d'Aldaron croisent leur regard. L'un d'eux décroche un trousseau de clefs de sa ceinture et ouvre la grille.

-Allez, amène toi, l'elfe, grogne t-il, on va faire une petite balade.
-Et pourquoi suis-je supposé vous suivre? demanda Aldaron.
-C'est les ordres du roi, lança l'autre d'une voix trainante. Si t'obéis pas, ben j'aurais qu'à te taper pour que t'obéisse.
-Le roi? N'avait-il pas été assassiné?
-Ferme la! On sait bien qu'un aut'chien comme toi a tué le vieux. Maintenant, c'est Dram qu'est sur le trône et y nous ordonne de t'amener, alors viens!
-Quelle délicatesse! ironisa l'elfe. Vous faites ça à tous les prisonniers ou c'est juste parce que je suis différent de vous? Bon d'accord, je vous suis! ajouta t-il en voyant les gardes lever leur lance.

Il sortit dans le couloir et attendit que les deux humains referment la cellule avec force grincements. Ils lui lièrent les mains avec une corde grossière et le firent avancer avec la pointe de leur lance. Les soldats et l'elfe montèrent un long escalier et se retrouvèrent à l'air libre dans la cour du château. Malgré l'heure tardive, elle était pleine de marchands, de bonimenteurs, de prêtres et de soldats pour surveiller tout ce monde. Ils traversèrent la cour et entrèrent dans le bâtiment principal. Après avoir monté un escalier de pierre, ils prirent un couloir et s'arrêtèrent devant une lourde porte ouvragée. Pendant qu'un garde frappait a la porte, Aldaron regarda autour de lui avec curiosité. Il n'avait jamais mis les pieds dans le bâtiment administratif depuis qu'il était arrivé à Arten il y a vingt ans de cela. Son regard fut attiré par un miroir dans lequel il vit l'image d'un elfe dont la peau pâle met en évidence ses yeux rouges d'albinos et dont les cheveux de neige tombent au milieu du dos. Il était beaucoup plus maigre que dans son souvenir et des poches sous ses yeux trahissaient son manque de sommeil. La porte s'ouvrit sur un homme au cheveux gris, portant la robe traditionnelle des mages.

-C'est à quel sujet? demanda l'homme
-On a amené l'elfe, messire Dram, déclara un des gardes.
-Ah, excellent! Laissez-nous à présent.
-Mais, seigneur mage, on mérite bien une petite récompense, non? protesta l'autre garde
-Et pourquoi donc? Pour faire le travail pour lequel vous êtes payés? s'écria le nommé Dram. Retournez au corps de garde. Immédiatement!
Les deux hommes tournèrent les talons et repartirent en grommelant. Aldaron les suivit distraitement du regard, attendant que le mage se mette à parler.
-Alors c'est toi, le fameux elfe de ma prison, dit-il d'un ton aimable. Tu ne ressembles pas aux autres de ta race.
-Je n'ai connu aucun autre elfe que moi, sorcier, répondit Aldaron.
-Ne m'appelle pas comme ça, je te prie. Je ne suis pas un sorcier mais un mage.
-Quelle différence? Vous êtes tous des manipulateurs de vérité!
Dram soupira et fronça les sourcils.
-De toute façon, je ne t'ai pas fait venir pour ça, dit-il en s'approchant d'une table dressée dans le fond de la salle. Viens partager mon repas, nous avons à parler tous les deux, ajouta t-il.
Aldaron parcourut la table des yeux. Il y aurait eu suffisamment de nourriture pour faire vivre une famille entière des bas fonds de la ville pendant une semaine. Et elle était gaspillée pour le plaisir d'un mage? Il s'approcha de la table tandis que Dram s'asseyait et prit place en face du nouveau seigneur d'Arten.
-Bon, que veux-tu? Tu n'a qu'à te servir, déclara Dram. Tu dois bien te douter de pourquoi tu es là, non?
-Je suppose que vous m'avez fait venir pour vous servir de moi comme espion, répondit Aldaron en prenant un morceau de pain.
Le mage plissa la bouche avec contrariété.
-Tu as l'esprit plutôt vif. Un peu de vin?
-Je préférerais de l'eau, si cela ne vous dérange pas. Vous souhaiteriez m'utiliser pour connaître les moindres agissements des rebelles non-humains, n'est ce pas?
-Oh, maintenant, les rebelles ne sont plus seulement des non-humains, mais aussi des hommes. L'eau est dans la carafe rouge, ajouta t-il.
-Je refuse, déclara tranquillement Aldaron en se servant un verre d'eau.
Dram cessa soudain de mastiquer sa viande.
-Comment? Tu oserais refuser un acte de miséricorde de la part de ton seigneur? Sais-tu où cela pourrait te mener?
-De toute façon, vous ne pourrez me tuer qu'une seule fois.
Il fronça les sourcils.
-Tu aurais la vie sauve en te joignant à nous! s'écria le mage. Pourquoi vouloir te sacrifier vainement?
-Je préfère être le seul à mourir plutôt que de mener à leur perte tous mes frères, rétorqua Aldaron.
Dram eut un sourire cruel qui découvrit ses dents blanches.
-Oh oui, quel noble sacrifice! Mourir pour des êtres qui ne t'ont même pas reconnu comme étant des leurs! Eh bien en attendant ton exécution, tu vas retourner dans ta geôle et y pourrir! Gardes! Ramenez-le à la prison immédiatement!
Deux gardes firent irruption par la porte du fond et se saisirent de l'elfe.
-Doucement! s'écria celui ci. Je ne suis ni en bois ni cerclé de fer comme vous, tonneaux de vins!
-Ils se fichent totalement de ce que tu peux leur dire, intervint Dram. Eux m'obéissent, je les paye et je les laisse tranquilles. Cette existence, qui aurait pu être la tienne, est largement préférable à ta vie.
-Qu'en savez-vous? Avez-vous jamais vécu dans la servitude, dans l'attente d'une promotion qui ne viendra peut-être jamais? Dans l'espoir qu'on vous laissera tranquille sans se servir de vous dans une guerre qui ne vous concerne pas? Avez-vous jamais vécu ainsi?
-J'ai ma vie, tu as ta vie, ils ont la leur. Toi, tu vas mourir et nous allons vivre en paix, avec un animal de moins dans les jambes. Emmenez-le immédiatement!

Les gardes poussèrent Aldaron violement dans le couloir . Ils sortirent de la tour en le traînant sans ménagement derrière eux et en lui donnant des coups du bois de leurs lances. Dans la cour du château, le groupe attira le regard de nombreux habitants qui riaient ouvertement de voir l'elfe remis à sa juste place, frappé par deux gardes en armure et trainé dans la poussière à la seule lumière des torches de la cour. Ce ne fut que lorsque la grille de la prison claqua avec un bruit retentissant qu'Aldaron sentit la douleur diminuer. Douleur du corps, dûe aux coups des gardes, mais aussi douleur de l'esprit; le mage avait utilisé son art pour faire pression contre les barrières mentales d'Aldaron et l'obliger à obéir. L'elfe savait utiliser ses pouvoirs psychiques acquis au cours d'heures de pratique de la forgemagie pour murer son esprit. Cependant, les assauts répétés du mage d'Arten avaient failli venir à bout de sa résistance. Sans même y penser, il se roula en boule et s'endormit immédiatement.
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Wiika

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MessageSujet: Re: Sans titre chapitre 1('fin pour l'instant. Zavez qu'à appeller ça "l'histoire d'Aldaron")   Mar 3 Avr - 20:24

Désolée mais tu pourrais grossir l'écriture s'il te plaît ? x)

Edit: Ah en fait tout est petit ici ou c'est mon ordi qui bug ? Voilà faudrait grossir en "normal"
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